« Elles vivent en clandestinité, loin des leurs familles et sans espoir de retour »
Alors qu’on célèbre les 16 jours d’activisme de lutte contre les violences faites aux femmes, une étude menée par l’Association des Femmes des Médias AFEM déplore la persistance des cas des violences basées sur le genre au Sud-kivu, en dépit de forte sensibilisations menées sur terrain. c’était au cours d’un point de presse tenu ce vendredi 6 décembre 2024 à Bukavu.
En janvier jusqu’a novembre 40 cas alarmant des violences sexuelles et basées sur le genre à l’égard des femmes et filles en territoires de Kalehe, Walungu et Mwenga.,
Parmi ces cas, quatre victimes mineur et un feminicide( femme tuée par son mari). Ces données ont été enquêté à travers les Noyaux Clubs de AFEM.
Dans le territoire de Mwenga cinq femmes ont été tuées dont deux cas par balle et trois autres torturées, lynchées par la population en colère.
Les fait se sont déroulés à Luhwinja dans le territoire de Mwenga au mois d’octobre dernier et deux autres femmes sont en fuite jusqu’à ce jour.
Au-delà de ces cas, AFEM a également noté des inégalités dans le secteur minier, l’exploitation des femmes enceintes et des enfants dans les carrés miniers.
Par ailleurs, les maladies d’origine hydriques dont les femmes sont victimes par manque d’eau potable, des infections, et des allergies de la peau à l’exemple de la gale.
Au cours du même mois d’octobre, le Noyau Club de AFEM à Mushinga dans le territoire de Walungu, à documenté 23 cas des femmes accusées de sorcières. Ces derniers on subi un traitement inhumain et dégradant avant d’être chassées de leurs villages. Elles vivent en clandestinité, loin des leurs familles et sans espoir de retour.
A ces difficultés, s’ajoutent les exploitations des femmes et filles dans des maisons de tolérance de la province du Sud-Kivu.
Des cas des viols, des violences sexuelles n’ont pas été épargné.
Pendant ce temps, AFEM à également documenté des cas des viols, des violences sexuelles, d’agression sexuelle, des violences physiques violences domestiques, et des pratiques néfastes .
Ces cas des violences basées sur le genre , varient d’un milieu à un autre et sont influencés par la classe sociale, les niveaux d’éducation, ainsi que le degré de conformité aux normes sociales et pratiques culturelles qui favorisent ces types des violences.
Face à ces violences AFEM appelle les autorités, la société civile et médias à renforcer leurs efforts et à vulgariser les lois qui protègent et promeuvent les droits des femmes à travers différents formats journalistes afin d’atteindre toutes les couches de la population et censurer les émissions à caractère religieux qui font l’apologie de sorcellerie pour lutter contre les violences basées sur le genre.
Mitterrand Rukozo

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