Dans un contexte de conflit armé persistant, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) déploie depuis mai 2025 un projet chirurgical d’urgence à l’Hôpital Général de Référence (HGR) de Fizi. Objectif: prendre en charge efficacement les blessés par armes et renforcer la résilience du système sanitaire local.
Pourquoi Fizi?
Situé au cœur d’une tention entre groupes armés et touchée par les violences, l’HGR Fizi est devenu une priorité pour le Comite International de la Croix Rouge CICR. L’hôpital souffrait d’infrastructures vétustes et manque de matériel, dans une zone où les blessures par armes sont devenues monnaie courante. Face à cette réalité, le CICR a choisi d’y implanter un projet chirurgical.
Depuis le lancement du projet, les réalisations ont été indiquées.
– Rénovation du bloc opératoir, salle post-opératoire et pharmacie
– Installation de tentes pour le triage, servant désormais de salle des urgences
– Équipement du bloc avec une machine d’anesthésie, concentrateur d’oxygène et matériel chirurgical
– Création de deux salles d’opération et d’une salle de stérilisation équipée
– Aménagement d’une salle de kinésithérapie et d’une hospitalisation de 20 lits
– Réhabilitation d’une pharmacie dédiée au CICR
– Formation du personnel médical à la prise en charge des blessés par armes
– Soutien opérationnel via dons de carburant et financement
Contrairement aux idées reçues, le CICR ne plie pas bagage, Il indique que le projet continue jusqu’à décembre 2025 et entre dans une nouvelle phase.
– Prise en charge continue des blessés
– Transferts vers d’autres structures du CICR
– Donation régulière de médicaments
– Coaching à distance du personnel local
– Formations ciblées pour renforcer les compétences chirurgicales
– Déploiement ponctuel d’une équipe chirurgicale en cas de nouvelle crise
t pourquoi pas une équipe permanent?
Le CICR souligne que ses ressources doivent être allouées en fonction des priorités humanitaires. À Fizi, le choix d’un appui technique intense mais temporaire permet de préparer une autonomie locale tout en gardant la capacité d’intervention en cas d’urgence. Le modèle utilisé reste souple, réactif et centré sur l’impact.
Par Mitterrand Rukozo

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