Dans le cadre du renforcement des connaissances et compétences des journalistes au Sud-Kivu, vingt-cinq chevaliers de la plume des médias d’information en ligne, provenant de Bukavu, Idjwi, Nyangezi et Bunyakiri, ont bénéficié d’une formation de cinq jours organisée par la Synergie des Médias pour l’Union des Forces (SYMUF), dans la ville de Bukavu.
Durant ces cinq jours de capacitation, les journalistes et professionnels des médias ont été formés sur plusieurs thématiques visant à promouvoir la paix. Parmi les matières abordées, on peut citer:
– l’éclaircissement sur les textes et lois de la presse, ainsi que la régulation et l’autorégulation des médias en RDC;
– le code du numérique, la lutte contre les discours et messages de haine;
– le journalisme et le reportage sensibles aux conflits;
– les messages viraux et le renforcement de la cohésion sociale.
Le professeur Adolphe Kilomba, facilitateur durant toutes les séances, a insisté sur le fait que le journalisme sensible aux conflits doit éviter de créer, mais plutôt atténuer et résoudre les conflits. Il a exhorté les journalistes à privilégier le recours à deux sons de cloche:
« Pour combattre les discours et messages de haine, de plus en plus répandus dans notre pays, le journaliste doit éviter, en écrivant ou en informant, de créer le conflit à travers son discours. En deuxième lieu, il doit les atténuer. Il doit s’assurer qu’en rédigeant une dépêche de presse, il atténue l’intensité d’un conflit en cours. Le journaliste doit privilégier les deux sons de cloche », a-t-il souligné.
Pour Francis Bahoza, chef de programme à la SYMUF, la matière apprise n’est pas à déposer mais plutôt à mettre en pratique:
« La matière apprise n’est pas à garder. Elle vous permettra de vous professionnaliser et surtout de contribuer d’une manière spécifique à la réalisation des objectifs de notre projet », a-t-il déclaré.
Chance Nganiza, journaliste à la radio communautaire de Bunyakiri, se dit prête à produire des émissions et des spots contre les discours de haine:
« Avec toutes les matières que nous avons apprises lors de la formation, je suis désormais en mesure de produire des émissions et des spots sur la lutte contre les discours et messages de haine au profit de ma communauté », a-t-elle rassuré.
Rappelons que cet atelier, financé par la coopération suisse, s’est déroulé dans la salle de l’hôtel Beau Lieu, dans la commune d’Ibanda, du mardi 19 août au samedi 23 août 2025.
Par Prosper Mubambwe

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