13/04/2026

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Bukavu : après le glissement de terrain, les ponts provisoire de Bugabo inquiète

Les usagers de la route nationale numéro deux, reliant la place de l’Indépendance au site universitaire de Karhale en passant par le Lycée Wima, tirent la sonnette d’alarme. Ce jeudi 9 avril 2026, ils ont dénoncé l’état délabré des ponts de déviation jetés sur le canal reliant l’avenue Georges Defour à l’avenue Lycée Wima. L’un est réservé aux véhicules, l’autre aux piétons, mais tous deux présentent des risques majeurs.

‎Sur place, notre rédaction a constaté un fossé béant à l’endroit où passait autrefois la route asphaltée. Les deux ponts de fortune, censés servir de déviation, sont aujourd’hui en piteux état : le pont des véhicules est trop exigu pour supporter la charge, tandis que celui des piétons est fragilisé, mettant en danger les passants. « Aujourd’hui, la situation est chaotique. Les matériaux sont amortis, le pont des piétons est déjà cassé et celui des véhicules menace de céder. C’est un danger imminent, surtout pour les étudiants qui montent vers Karhale », alerte Prince Birindwa, habitant du quartier Nkafu.

‎Les témoignages se multiplient. Émilienne Nsimire, résidente de l’avenue Lycée Wima, évoque des accidents fréquents et appelle à des mesures urgentes : « Nous demandons aux autorités d’élargir le pont des véhicules et de sécuriser celui des piétons, souvent envahi par les motards. Il faudrait même déployer un policier pour réguler la traversée. »

‎Cette situation trouve son origine dans le glissement de terrain survenu en 2025 à l’entrée de l’Institut Supérieur de Développement Rural (ISDR). Les travaux d’un pont durable avaient été lancés par la société SOCOC, mais interrompus suite à l’occupation de la ville par une force non gouvernementale. Depuis, les usagers vivent au rythme des improvisations et des dangers quotidiens.

‎Les habitants appellent désormais les autorités provinciales à reprendre les travaux et à trouver un compromis durable. Car pour eux, ces ponts de fortune ne sont plus une solution, mais une menace.

 

Par Prosper Mubambwe

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