Des jeunes Peace Fellows de Goma et de Bukavu, ainsi que des jeunes d’Idjwi, s’engagent à renforcer la cohésion sociale et à lutter contre les discours de haine dans la région des Grands Lacs. Réunis dans le cadre d’une rencontre consacrée au dialogue intergénérationnel, ils ont appelé à dépasser les divisions communautaires, la stigmatisation ethnique et les préjugés qui alimentent les tensions.
Cette rencontre s’inscrit dans le programme régional Great Lakes III, piloté par Interpeace avec l’appui financier de la Coopération suisse et mis en œuvre par Pole Institute et Action pour la Paix et la Concorde.
Accompagnés d’aînés et de mentors, les participants ont partagé leurs expériences et confronté leurs perceptions autour des facteurs qui fragilisent les relations entre communautés et entre générations. Les échanges et les activités communautaires leur ont notamment permis de questionner certains préjugés et de mieux comprendre les perceptions qui entretiennent la méfiance.
Dans leur déclaration, les jeunes recommandent notamment de transformer les discours de haine, le tribalisme et la stigmatisation ethnique en messages favorisant le dialogue, la tolérance et le vivre-ensemble.
Ils souhaitent également valoriser certains mécanismes traditionnels de résolution des conflits, notamment les palabres, les médiations coutumières et les initiatives de réparation sociale. Ces mécanismes, estiment-ils, peuvent contribuer à la prévention et au règlement des conflits, à condition d’être adaptés aux réalités actuelles.
Les Peace Fellows de Goma et de Bukavu, ainsi que les jeunes d’Idjwi, rejettent par ailleurs les stéréotypes qui tendent à opposer les jeunes du Nord-Kivu à ceux du Sud-Kivu et, plus largement, les différentes communautés de la région des Grands Lacs.
Pour ces jeunes, les aspirations à la paix, au développement et à une meilleure cohésion sociale dépassent les appartenances communautaires. Ils considèrent ces objectifs comme un combat commun nécessitant une mobilisation collective de la jeunesse.
Ils annoncent enfin leur volonté de mettre leurs talents artistiques et leurs capacités intellectuelles au service de la lutte contre les discours de haine et la stigmatisation. À travers l’art, le dialogue et les initiatives communautaires, ils entendent contribuer à la promotion d’une culture de paix.
Cette démarche vise, selon leur déclaration, à soutenir les différents processus nationaux, régionaux et internationaux engagés en faveur d’une paix durable en République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs.
Par Mitterrand Rukozo

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