Les 27 personnes décédées dans l’incendie survenu jeudi 10 septembre 2026 sur l’avenue Maendeleo, dans le quartier Cimpunda, commune de Kadutu, ont été inhumées ce lundi 14 septembre à Bukavu. Une cérémonie funèbre, marquée par une forte émotion, a précédé leur mise en terre.
La cérémonie d’adieu a débuté vers 9 heures dans la cour de l’Athénée d’Ibanda, à Bukavu. Vêtues pour la plupart de noir, les familles des victimes, des habitants de la ville ainsi que plusieurs autorités se sont réunis pour rendre un dernier hommage aux personnes décédées dans cet incendie meurtrier.

Au total, 27 cercueils ont été exposés dans l’enceinte de l’établissement scolaire, dans une atmosphère lourde de tristesse et de recueillement.
La cérémonie a été ponctuée par une célébration œcuménique réunissant plusieurs confessions religieuses. Elle a également été marquée par les prises de parole du coordonnateur de l’AFC/M23, Corneille Nangaa, ainsi que du gouverneur du Sud-Kivu, Patrick Busu Bwa Ngwi, pour l’aile AFC.
À l’issue de la cérémonie, les dépouilles ont été conduites vers leurs dernières demeures. Certaines ont été inhumées au cimetière de la Ruzizi, tandis que d’autres ont été acheminées vers différents lieux, conformément aux choix des familles.
Des recommandations pour prévenir de nouveaux incendies
Au-delà de l’hommage aux victimes, cette cérémonie a également ravivé les inquiétudes des habitants face à la multiplication des incendies dans la ville de Bukavu.
Plusieurs participants ont appelé les autorités à prendre des mesures urgentes en matière d’urbanisation et de prévention des incendies. Ils plaident notamment pour une meilleure planification de la ville, la lutte contre les constructions anarchiques et l’extension de Bukavu vers des zones moins densément peuplées.
« L’État doit prendre des mesures pour que les gens ne puissent pas construire anarchiquement. Il faut que les règles d’urbanisation soient respectées. Que la ville soit élargie vers Nyangezi, à Walungu, et vers Kavumu, à Kabare, en y construisant des écoles, des hôpitaux, des marchés et des routes, tout en disponibilisant l’eau et l’électricité pour inciter les gens à y vivre. La population doit aussi prendre conscience et éviter les constructions anarchiques », propose Pierre Mulungula, habitant de Bukavu.
Pour les habitants, une meilleure planification urbaine, l’accès aux services de base et le respect des normes de construction pourraient contribuer à réduire les risques liés aux incendies qui endeuillent régulièrement la ville.
Ce lundi 14 septembre a été considéré comme une journée de deuil à Bukavu et dans ses environs. Plusieurs activités ont été fortement perturbées durant la matinée, avant une reprise progressive dans l’après-midi.
Dans une ville encore sous le choc, les 27 cercueils ont ainsi marqué un temps de recueillement collectif, quelques jours après l’incendie qui a plongé plusieurs familles du quartier Cimpunda dans le deuil.
Par Prosper Mubambwe

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