Le paludisme continue de faire des ravages en République Démocratique du Congo, notamment dans la province du Sud-Kivu. À Bukavu, cette maladie reste l’une des principales causes de mortalité, particulièrement chez les enfants de moins de 5 ans.
C’est dans ce contexte que Madame Patricia Mweze, coordinatrice du Corps des jeunes contre le paludisme au Sud-Kivu, s’est exprimée lors d’un entretien accordé à FreeMedia, ce jeudi 31 juillet 2. Elle alerte sur les conséquences d’un manque de parasitologie adéquate et sur les mauvaises habitudes liées à l’automédication.
« Le paludisme sévit avec un taux très élevé dans notre province, et cela ne date pas d’aujourd’hui. Depuis 2022, j’ai constaté une montée inquiétante des cas, surtout chez les enfants. Malheureusement, beaucoup de décès pourraient être évités si les soins étaient mieux encadrés », explique-t-elle.
Face à cette réalité, Patricia Mweze appelle d’autres jeunes à se mobiliser pour former un groupe dynamique dédié à la lutte contre cette maladie. Pour mener régulièrement des descentes communautaires afin informer la population sur le mode de transmission du paludisme, l’importance du traitement médical adéquat, et surtout, les dangers de l’automédication, encore très répandue dans plusieurs foyers.
« L’automédication, notamment chez les enfants, est un phénomène courant. Pourtant, elle favorise la résistance du parasite dans l’organisme et complique la guérison. Cela peut conduire à d’autres complications graves », a-t-elle poursuivi.
Parmi les maladies associées au manque de traitement approprié contre le paludisme, elle cite notamment : la malnutrition, l’anémie, la fatigue chronique, une baisse du rendement scolaire et des retards de croissance chez les enfants.
Madame Mweze exhorte les parents à consulter des centres de santé dès l’apparition des premiers signes et à ne pas recourir à l’automédication. Elle appelle également à une utilisation correcte des moustiquaires imprégnées, un outil préventif souvent négligé.
En plus de la lutte contre le paludisme, son organisation s’investit aussi dans la sensibilisation à l’hygiène, en particulier chez les femmes, et à la prévention d’autres maladies, notamment celles d’origine hydrique.
« Même pendant la saison sèche, nous allons poursuivre nos campagnes de sensibilisation. D’autres maladies comme les infections hydriques se développent rapidement en cette période, et il faut rester vigilants », conclut-elle.
Par Cosna Muhigwa

More Stories
Saison sèche à Bukavu : les enfants paient le prix de la pénurie d’eau potable
Ebola Bundibugyo : l’UNPC Sud-Kivu appelle les médias à lutter contre les fausses informations pour contrer les rumeurs autour du virus Ebola
Nyatende : les menstruations restent entourées de stigmatisation et de silence