Dans le but de renforcer la paix et la cohésion sociale au Sud-Kivu, trois organisations nationales HOPE AND PEACE DRC, ICAF et ACRCD ont lancé un ambitieux programme d’éducation pour la paix et la cohésion dans la région des Grands Lacs. L’annonce a été faite ce vendredi 6 juin 2025, lors d’un événement organisé à l’hôtel Résidence de Bukavu.
Ce projet pilote, qui s’étendra sur une année, vise à identifier les causes profondes des conflits et à mobiliser les acteurs communautaires clés pour favoriser la sensibilisation et la prévention. Au total, 473 leaders communautaires, dont des chefs de quartiers et d’avenues issus des trois communes, ainsi que 60 jeunes et femmes leaders, seront formés aux techniques de communication, de résolution des conflits et de promotion de la cohésion sociale.
Afin d’ancrer durablement ce processus, des cadres communautaires de dialogue et de sensibilisation club de paix, comités locaux et forums seront créés ou renforcés dans les zones ciblées. Des campagnes de sensibilisation seront également menées, touchant directement au moins 100 000 membres de la communauté.
Le consortium espère observer un changement positif des discours dans les communautés, notamment par la réduction de la stigmatisation et une amélioration des relations intergroupes. Ces avancées seront mesurées grâce à une enquête de perception réalisée en fin de projet.
De plus, une documentation des bonnes pratiques et des leçons apprises sera élaborée afin de permettre une capitalisation des efforts et d’envisager une extension du programme.

Madame Claudine Byamungo, coordinatrice de Hope and Peace DRC, a exprimé la motivation qui sous-tend cette initiative.
« Aujourd’hui, la paix est une affaire de tous. Nous vivons dans un contexte où l’histoire n’offre aucun précédent à la violence qui nous entoure. Face à cette réalité où les conflits fragmentent notre société, nous avons décidé, en tant qu’organisation humanitaire, d’unir nos forces pour restaurer la paix et la cohésion dans l’Ituri, le Nord et le Sud-Kivu. »
Elle souligne également l’urgence d’un changement de mentalités face aux discours de haine qui se sont amplifiés:
« Nous avons observé une montée inquiétante de la stigmatisation, des stéréotypes et des langages qui entravent la cohabitation entre les communautés. Nous devons agir pour transformer cette dynamique et favoriser le vivre-ensemble. »
Ce lancement a rassemblé un large éventail d’acteurs, autorités locales, cadres communautaires, organisations humanitaires, représentants du secteur éducatif et responsables religieux. Tous ont manifesté leur engagement à soutenir cette initiative et à œuvrer collectivement pour la paix et la cohésion .

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