Dans la nuit du 1er au 2 avril 2026, le territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri, a été le théâtre d’attaques sanglantes attribuées aux rebelles de l’ADF, groupe armé affilié à l’organisation État islamique.
Selon les premières informations, au moins 43 personnes ont été tuées. Le bilan pourrait s’alourdir, de nombreuses victimes ayant été enlevées ou portées disparues.
Face à ce drame, le docteur Denis Mukwege, prix Nobel de la paix 2018, a condamné le silence du gouvernement congolais et dénoncé la banalisation des violences.
Dans un communiqué, il qualifie ces attaques de “violence extrême à caractère terroriste” et alerte sur une “crise morale profonde” où la société congolaise semble s’habituer à l’inacceptable.
Mukwege exhorte la Nation congolaise et la communauté internationale à ne pas fermer les yeux :
“Il est temps de recouvrer notre humanité, de sortir de l’indifférence, de ne plus accepter l’inacceptable et de restaurer la sécurité et l’état de droit dans les provinces en conflit.”
Il met en garde contre des atrocités qui pourraient s’apparenter à des actes de génocide, notamment en Ituri et dans le Grand Nord du Kivu.
Le Prix Nobel rappelle que dans d’autres pays, de tels massacres provoqueraient un séisme politique et moral, entraînant un examen de conscience collective et des réformes structurelles.
Il appelle à une mobilisation urgente pour mettre fin aux violences et protéger les civils.
Par Mitterrand Rukozo

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