Le respect de la diversité culturelle peut contribuer au dialogue et au développement entre communautés et ouvrir la voie au progrès, a laissé entendre le patriarche Shakulwe Konda. A l’occasion de la journée mondiale de la diversité culturelle célébré ce jeudi 21 mai 2026.
Alors que contexte mondial est marqué par tensions , des conflits frontaliers qui est une fragilité des identités culturelles, l’Est de la République Démocratique du Congo n’échappe pas à cette réalité. Les populations de cultures voisines, souvent liées aux pays limitrophes, vivent aujourd’hui sous la menace des affrontements armés.
Pour Shakulwe Konda Bunyibunyi, vulgarisateur culturel au centre Ndaro Culture, le développement intégral reste hors de portée tant que les communautés « restent déchirées par la haine ».
Selon lui, seule l’acceptation mutuelle et le respect des cultures peuvent ouvrir la voie au progrès :
« Quand il y a diversité, il faut qu’il y ait respect. Tant qu’on n’a pas réussi à établir ce respect mutuel, on n’a pas ce qu’on compte avoir. »
Il plaide pour une cohabitation harmonieuse, où la concorde et l’amour mutuel deviennent les piliers du bonheur collectif.
Mais il déplore une tendance persistante, d’où certaines sociétés s’arrogent une supériorité culturelle et marginalisent les autres. « Nous sommes entrés encore une fois dans la colonie des peuples. Les plus forts écrasent les plus faibles. Et il n’y a plus personne qui peut arbitrer », regrette-t-il.
Cette année, la Journée internationale de la diversité culturelle s’est tenue sous le thème : « Comment la diversité culturelle peut favoriser le dialogue et le développement au sein de nos communautés». Un rappel que la paix et le progrès passent par la reconnaissance et la valorisation de toutes les cultures.
Par Prosper Mubambwe

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