L’Inspection principale provinciale de l’Éducation Sud-Kivu 1 appelle les élèves, les enseignants, les parents ainsi que les partenaires éducatifs à renforcer leur engagement afin d’améliorer les résultats des finalistes de la section pédagogie générale à l’Examen d’État. Cette réaction intervient après les faibles performances enregistrées dans certaines écoles de Bukavu et de l’intérieur de la province.
Dans un entretien accordé à notre rédaction ce 29 juillet 2026, Jimmy Kanyimba, inspecteur principal provincial adjoint chargé des évaluations en province éducationnelle Sud-Kivu 1, a rejeté les rumeurs selon lesquelles le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST) chercherait à décourager les élèves de choisir cette filière.
« Le ministère de l’Enseignement primaire et secondaire n’a jamais découragé ceux qui souhaitent faire la section pédagogique. Au contraire, ce sont les enseignants, les écoles et les parents qui doivent fournir davantage d’efforts pour mieux accompagner les élèves ayant choisi cette option », a-t-il déclaré.
Depuis la publication des résultats de l’Examen d’État, les faibles taux de réussite enregistrés dans la section pédagogie générale alimentent les débats au sein de l’opinion. Certains s’interrogent sur les causes de ces contre-performances et se demandent si elles traduisent une volonté des autorités éducatives de détourner les élèves de cette filière ou si elles révèlent plutôt des insuffisances dans l’encadrement scolaire.
Pour Jimmy Kanyimba, cette interprétation est infondée. Il rappelle que le gouvernement congolais continue d’accorder une place essentielle à la pédagogie générale.
« Cette option ne pourra être découragée que le jour où le gouvernement demandera aux parents de ne plus mettre au monde des enfants ou estimera qu’il n’est plus nécessaire que les écoles primaires existent », a-t-il affirmé.
L’inspecteur souligne que la pédagogie générale constitue le socle de tout le système éducatif.
« Le gouvernement n’a jamais découragé l’option pédagogie générale et ne le fera jamais. Nous la considérons comme la mère de toutes les autres options, car les autres sections ne commencent qu’à partir de la première année des humanités », a-t-il insisté.
Selon lui, les discours dévalorisant cette filière, souvent relayés dans la rue, influencent négativement certains élèves, parents et même des acteurs du secteur éducatif. Cette perception contribuerait à la démotivation des apprenants, à la négligence des études et, par conséquent, aux échecs constatés.
Pour inverser cette tendance, Jimmy Kanyimba invite l’ensemble des parties prenantes à se mobiliser davantage. Il encourage les parents à soutenir leurs enfants, les enseignants à renforcer leur accompagnement pédagogique et les élèves à faire preuve de concentration et d’assiduité.
Il estime que la valorisation de cette filière demeure indispensable pour former des enseignants compétents, capables de répondre aux défis actuels du système éducatif congolais et de contribuer au développement de la société.
Par Prosper Mubambwe

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