22/09/2026

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Bukavu: OPADEC et Prospérité Afrika mobilisent les jeunes contre la drogue, « un fléau qui menace la paix et la cohésion sociale »

À l’occasion de la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues, célébrée le 26 juin, le consortium OPADEC-Prospérité Afrika a réuni à Bukavu plusieurs organisations de jeunes afin de renforcer la prévention contre la toxicomanie. Face à un phénomène en constante progression dans l’Est de la RDC, les intervenants ont mis en garde contre les conséquences sanitaires, sociales et sécuritaires de la consommation des drogues, tout en appelant chaque acteur à s’engager pour protéger l’avenir de la jeunesse.

Une problématique qui prend de l’ampleur dans l’Est de la RDC

‎Instituée en 1987 par l’Assemblée générale des Nations Unies, la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues vise à promouvoir une mobilisation mondiale contre la consommation et le commerce illicite des stupéfiants.

‎En République démocratique du Congo, particulièrement dans les provinces de l’Est, cette problématique devient de plus en plus préoccupante. Les conflits armés, les déplacements de populations, le chômage, la pauvreté, les traumatismes psychologiques et le manque de perspectives économiques rendent de nombreux jeunes vulnérables à la consommation de substances psychoactives.

‎La ville de Bukavu par exemple, la consommation de chanvre, de tramadol, d’héroïne, de boissons fortement alcoolisées et d’autres substances psychotropes touche une frange importante de la jeunesse, avec des répercussions sur la santé, l’éducation, la vie familiale et la sécurité.

‎Une menace pour la cohésion sociale

‎Au-delà de ses conséquences sanitaires, la toxicomanie fragilise les familles, favorise les comportements violents et contribue à l’insécurité au sein des communautés. Selon les intervenants, elle constitue également un facteur pouvant faciliter le recrutement des jeunes par des groupes criminels ou extrémistes.

‎C’est dans ce contexte que le consortium OPADEC–Prospérité Afrika a organisé cette séance de sensibilisation dans le cadre du programme « Congo, nation sans drogue » et du projet intégré de prévention, de réinsertion et d’accompagnement psychosocial des personnes affectées par la toxicomanie, notamment dans les zones touchées par les conflits.

‎Les organisations de jeunes appelées à devenir des relais de prévention

‎‎La rencontre a réuni plusieurs responsables d’organisations de jeunes venus s’informer sur les dangers liés à la consommation des drogues et des boissons frelatées. Après une présentation de l’état des lieux de la toxicomanie à Bukavu, les participants ont partagé les réalités observées dans leurs quartiers et formulé des pistes d’action pour renforcer la sensibilisation.

‎Chercheur au Centre des maladies tropicales et santé globale de l’Université catholique de Bukavu, Eben-Zer Dienda a expliqué les effets de la dépendance.

« À la longue, les consommateurs développent une dépendance psychique, voire physique. Ils entrent dans un cercle vicieux où la recherche de la substance devient leur seule priorité. »

‎Pour les participants, la lutte contre la drogue passe avant tout par la prévention et l’implication des communautés.

‎« La prévention est une responsabilité collective »

‎Parmi les organisations présentes, Altinah Rutaha, membre de l’Action de Protection Mère et Enfant (APM Asbl), a insisté sur le rôle des familles, notamment celui des femmes.

‎« Nous allons sensibiliser les femmes à se protéger, ainsi que leurs enfants. Pendant la grossesse, il faut éviter la consommation abusive de produits nocifs afin de préserver la santé des mères et des générations futures. »

‎La coordonnatrice d’OPADEC-RDC, Annie Binja, a quant à elle rappelé que la toxicomanie constitue également un défi pour la paix.

« La consommation de drogues peut déséquilibrer une famille, une société et pousser certains jeunes à rejoindre des groupes d’extrémisme violent. Chacun a une responsabilité dans la prévention, car la prise en charge est coûteuse et complexe. »

Protéger la jeunesse pour préserver l’avenir

‎‎À l’occasion de la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues, célébrée le 26 juin, le consortium OPADEC-Prospérité Afrika a réuni à Bukavu plusieurs organisations de jeunes afin de renforcer la prévention contre la toxicomanie. Face à un phénomène en constante progression dans l’Est de la RDC, les intervenants ont mis en garde contre les conséquences sanitaires, sociales et sécuritaires de la consommation des drogues, tout en appelant chaque acteur à s’engager pour protéger l’avenir de la jeunesse.

Une problématique qui prend de l’ampleur dans l’Est de la RDC

‎Instituée en 1987 par l’Assemblée générale des Nations Unies, la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues vise à promouvoir une mobilisation mondiale contre la consommation et le commerce illicite des stupéfiants.

‎En République démocratique du Congo, particulièrement dans les provinces de l’Est, cette problématique devient de plus en plus préoccupante. Les conflits armés, les déplacements de populations, le chômage, la pauvreté, les traumatismes psychologiques et le manque de perspectives économiques rendent de nombreux jeunes vulnérables à la consommation de substances psychoactives.

‎La ville de Bukavu par exemple, la consommation de chanvre, de tramadol, d’héroïne, de boissons fortement alcoolisées et d’autres substances psychotropes touche une frange importante de la jeunesse, avec des répercussions sur la santé, l’éducation, la vie familiale et la sécurité.

Une menace pour la cohésion sociale

‎Au-delà de ses conséquences sanitaires, la toxicomanie fragilise les familles, favorise les comportements violents et contribue à l’insécurité au sein des communautés. Selon les intervenants, elle constitue également un facteur pouvant faciliter le recrutement des jeunes par des groupes criminels ou extrémistes.

‎C’est dans ce contexte que le consortium OPADEC-Prospérité Afrika a organisé cette séance de sensibilisation dans le cadre du programme « Congo, nation sans drogue » et du projet intégré de prévention, de réinsertion et d’accompagnement psychosocial des personnes affectées par la toxicomanie, notamment dans les zones touchées par les conflits.

‎Les organisations de jeunes appelées à devenir des relais de prévention

‎La rencontre a réuni plusieurs responsables d’organisations de jeunes venus s’informer sur les dangers liés à la consommation des drogues et des boissons frelatées. Après une présentation de l’état des lieux de la toxicomanie à Bukavu, les participants ont partagé les réalités observées dans leurs quartiers et formulé des pistes d’action pour renforcer la sensibilisation.

‎Chercheur au Centre des maladies tropicales et santé globale de l’Université catholique de Bukavu, Eben-Zer Dienda a expliqué les effets de la dépendance.

‎« À la longue, les consommateurs développent une dépendance psychique, voire physique. Ils entrent dans un cercle vicieux où la recherche de la substance devient leur seule priorité. »

‎Pour les participants, la lutte contre la drogue passe avant tout par la prévention et l’implication des communautés.

‎« La prévention est une responsabilité collective »

‎Parmi les organisations présentes, Altinah Rutaha, membre de l’Action de Protection Mère et Enfant (APM Asbl), a insisté sur le rôle des familles, notamment celui des femmes.

‎« Nous allons sensibiliser les femmes à se protéger, ainsi que leurs enfants. Pendant la grossesse, il faut éviter la consommation abusive de produits nocifs afin de préserver la santé des mères et des générations futures. »

‎La coordonnatrice d’OPADEC-RDC, Annie Binja, a quant à elle rappelé que la toxicomanie constitue également un défi pour la paix.

‎« La consommation de drogues peut déséquilibrer une famille, une société et pousser certains jeunes à rejoindre des groupes d’extrémisme violent. Chacun a une responsabilité dans la prévention, car la prise en charge est coûteuse et complexe. »

‎Protéger la jeunesse pour préserver l’avenir

‎Placée cette année sous le thème « Prévenir la toxicomanie pour renforcer la paix, la sécurité et l’avenir de la jeunesse », la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues rappelle que la prévention reste le moyen le plus efficace de protéger les jeunes contre les addictions.

‎Les organisateurs espèrent que les responsables des organisations de jeunes formés deviendront à leur tour des ambassadeurs de la prévention dans leurs communautés, afin de contribuer à bâtir une société plus résiliente, plus pacifique et libérée du fléau de la drogue.

‎Placée cette année sous le thème « Prévenir la toxicomanie pour renforcer la paix, la sécurité et l’avenir de la jeunesse », la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues rappelle que la prévention reste le moyen le plus efficace de protéger les jeunes contre les addictions.

‎‎Les organisateurs espèrent que les responsables des organisations de jeunes formés deviendront à leur tour des ambassadeurs de la prévention dans leurs communautés, afin de contribuer à bâtir une société plus résiliente, plus pacifique et libérée du fléau de la drogue.

 

Par Prosper Mubambwe