Après trois jours de formation consacrés à la communication stratégique et au renforcement des compétences, les chargés de communication des Forums Inter-Réseaux des Jeunes pour la Paix (FIRJP) ont clôturé, ce 20 août 2026 à Rusizi, au Rwanda, un atelier régional consacré à l’élaboration d’un plan de communication et à l’amélioration de leurs pratiques professionnelles.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet Kizazi Cha Amani, mis en œuvre par International Alert et Pole Institute, avec l’appui financier de l’Union européenne. Elle a réuni des jeunes venus de Bukavu, Goma, Rusizi et Rubavu, autour d’un objectif commun : renforcer la communication au service des initiatives de paix et de cohésion sociale dans la région des Grands Lacs.
Durant les trois jours de formation, les participants ont travaillé sur plusieurs aspects de la communication stratégique, notamment la définition des objectifs, l’identification des publics cibles, l’élaboration des messages et le choix des canaux de communication adaptés aux différentes initiatives de paix.
Des exercices pratiques consacrés à la production de contenus médiatiques, à la photographie et à la vidéo ont également permis aux participants de mettre directement en pratique les connaissances acquises.
Pour le facilitateur de l’atelier, Mitterand Rukozo, cette formation répond notamment à la nécessité de rendre davantage visibles les actions menées par les jeunes au sein du FIRJP.
« Nous avons constaté que certaines activités étaient réalisées sans être suffisamment connues du grand public. Il était donc important de renforcer les capacités des chargés de communication », explique-t-il.
Une nécessité également reconnue par Nizele Umutoni-Chamsi, chargée de communication au niveau régional. Pour elle, la formation a permis de mieux comprendre le rôle stratégique de la communication dans la promotion des initiatives de paix.
« J’ai appris que la communication est une chose très importante. Sans elle, nos plateformes et nos projets ne seraient pas suffisamment connus et nos messages ne passeraient pas correctement », témoigne-t-elle.
Elle souligne également l’importance des exercices pratiques réalisés pendant l’atelier, notamment en photographie et en vidéo, qu’elle entend désormais mettre à profit dans les activités du projet.
« Les connaissances acquises permettront aux jeunes de communiquer de manière plus professionnelle et de mieux atteindre leur objectif commun : promouvoir la paix. Cette connaissance nous aidera à transmettre nos messages d’une manière professionnelle et à atteindre notre objectif de diffuser la paix, d’enseigner la paix et d’être des acteurs de la paix à travers notre communication », ajoute-t-elle.
Au-delà des aspects techniques, la rencontre a également constitué un espace de partage d’expériences et de rapprochement entre les jeunes des différents sites. Pour les participants, cette diversité a permis de mieux comprendre les réalités vécues dans les différentes communautés et de renforcer les liens entre les jeunes engagés dans la promotion de la paix.
Noella, membre du Forum Inter-Réseaux des Jeunes pour la Paix de Rubavu, estime pour sa part que cette formation a changé sa perception de la communication.
Elle explique qu’elle associait auparavant la communication aux simples échanges avec les proches, les amis ou les partenaires. Elle comprend désormais son importance stratégique dans le travail de promotion de la paix.
« La communication constitue une clé essentielle de la construction de la paix, car une mauvaise communication peut compromettre les objectifs et les activités d’un projet, tandis qu’une communication bien pensée permet de transmettre efficacement les messages et de mobiliser les communautés autour des initiatives de paix », estime-t-elle.
De son côté, Christian Batahana, participant venu du site de Goma, salue l’engagement d’International Alert dans l’organisation de cette activité. Il entend mettre en pratique les acquis de la formation en utilisant les outils à sa disposition pour mieux documenter et diffuser les activités du Forum.
« J’ai appris pendant la formation comment élaborer un plan de communication, comment restructurer un texte en guise d’article et l’utilité de la communication dans une activité », explique-t-il.
À l’issue de l’atelier, les participants ont été appelés à mettre en pratique les compétences acquises afin de renforcer la visibilité des actions du projet Kizazi Cha Amani.
La mise en place et l’utilisation des différentes plateformes régionales de communication devraient notamment permettre aux jeunes de mieux partager leurs initiatives et leurs expériences, mais aussi de faire de la communication un véritable outil au service de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble dans la région des Grands Lacs.
Par Cosna Muhigwa






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