13/05/2026

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Insolite à Bukavu : le diable pris la main dans le sac, même Satan se fait voir en os et en chair, il n’est pas aussi riche qu’on le dit

« Quand Satan se fait passer pour un banquier. »

Un individu se faisant appeler « Lucifer » a escroqué une restauratrice d’une somme colossale de plus de 25 000 dollars américains, ainsi que de deux chèvres, en se faisant passer pour le diable. Une histoire qui a fait le buzz sur la toile ce samedi 18 janvier 2025 à Bukavu.

Ce véritable scénario de film a suscité l’inquiétude dans la ville et sur les réseaux sociaux. L’escroc, se prétendant doté de pouvoirs surnaturels, a manipulé sa victime en lui faisant croire qu’il pouvait réaliser des miracles. Pour gagner sa confiance, il aurait effectué des tours de magie, tels que transformer 1 000 francs congolais en 100 dollars américains. Convaincue de ses prétendus pouvoirs, la restauratrice s’est laissée entraîner dans une série de rituels exigeant des sacrifices financiers et matériels.

Selon les récits, « Lucifer » lui aurait promis la somme mirobolante de 100 000 dollars en échange d’un investissement initial. Sous son emprise, la restauratrice a remis des sommes considérables, deux chèvres, persuadée de s’enrichir rapidement.

Pour rendre son arnaque encore plus crédible, le faux Satan a remis à sa victime un sac qu’il prétendait contenir les 100 000 dollars promis. Cependant, il lui imposa une condition stricte : ne jamais ouvrir le sac sans l’approbation de « Mami Wata, Lucifer et les esprits ».

Lorsque la restauratrice a finalement cédé à la tentation et ouvert le sac, elle a découvert avec stupeur des liasses de billets de 100 francs congolais, soit une somme dérisoire par rapport à ce qu’elle espérait.

Horrifiée par cette supercherie, la victime a alerté les autorités. Le prétendu Satan, décrit comme un homme portant des lunettes, a rapidement été arrêté et placé en détention. Il devra répondre de ses actes devant la justice.

Cette histoire insolite, largement relayée sur les réseaux sociaux, doit interpeller la vulnérabilité de certaines personnes face à la promesse de richesse facile.

Mitterrand Rukozo

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