L’Organisation Agro‑Pastorale et le Développement au Congo (OPADEC) et le Consortium des médias et journalistes Medias for Peace ont officiellement lancé leur initiative innovante « Du Clic à l’Action », lundi 11 mai 2026, afin de renforcer les capacités des jeunes artistes et de les outiller à produire des contenus artistiques et numériques engagés en faveur de la paix et de la cohésion sociale.
Cette séance a réuni 12 artistes issus de disciplines variées : slam, musique, photographie, peinture, vidéo et création digitale. Tous partagent un intérêt marqué pour la paix, la cohésion sociale et l’engagement citoyen, en s’appuyant sur les plateformes numériques.
Le premier module, consacré à la paix et à la communication, a été animé par Pacifique Mushubusa, expert en questions de paix et de l’agenda Jeunesse, Paix et Sécurité. Il a invité les participants à jouer leur rôle d’éveilleurs de conscience : dénoncer sans diviser, éclairer et rassembler autour des valeurs de paix.

Le deuxième module, intitulé Art pour la paix, a été conduit par Synthia Nyota, chargée de programme chez Ndaro Culture. Elle a rappelé que l’art doit répondre aux besoins sociaux et devenir un outil de cohésion et de transformation.
Le troisième module, dédié à la stratégie numérique, a été présenté par Joviane Birindwa, enseignante‑chercheure en informatique à l’Université Catholique de Bukavu. Les artistes y ont acquis des techniques pratiques pour intégrer le numérique dans leurs créations.
« Nous allons assister à une nouvelle génération d’artistes dont les voix porteront plus haut et plus loin en faveur de la paix », a‑t‑elle déclaré.
Enfin, le quatrième module sur le storytelling a été animé par Sandra Simbakwira, scénariste et réalisatrice audiovisuelle. Elle a insisté sur l’importance de créer des émotions positives capables de transmettre des valeurs de paix.
Doris Musema, créateur de contenus, n’a pas hésité à manifester son engagement : « La paix passe par deux étapes : l’unification des communautés et la planification d’emplois. »
Paola Furaha, chanteuse tradi‑moderne, n’a pas caché la force de l’art pour bâtir la paix : « L’art sert à unir sans faire la morale, il guérit et restitue la paix entre les cultures fragilisées. »
La journée s’est achevée par une simulation artistique et une exposition des œuvres produites par les participants. La suite du programme prévoit la production de contenus numériques sur la paix et la cohésion sociale, avec un prix destiné aux trois meilleures créations.
Par Mitterrand Rukozo

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