« Un homme rigoureux, respectueux du code et de l’éthique journalistique congolais, passionné par son métier. Lorsqu’il rédigeait un article, il n’avait besoin d’aucun bruit. Pour lui, un journaliste devait être indépendant. »

Tels sont quelques-uns des témoignages recueillis ce jeudi 17 avril 2025 lors de la cérémonie d’éloge funèbre rendue au doyen de la presse, le feu Dieudonné Malekera, alias Malik. L’événement s’est tenu au stade de l’ISP Bukavu.
Agé de 72 ans, Dieudonné Malekera laisse derrière lui un héritage journalistique inestimable et une empreinte indélébile dans les mémoires. Figure emblématique de la liberté de la presse à Bukavu, il aura consacré 40 ans de sa vie à l’information, à la quête de la vérité et à la défense de l’éthique professionnelle. Il a formé plusieurs générations de journalistes et prôné un journalisme engagé, rigoureux et respectueux des faits.
Sa voix posée, son regard aiguisé sur les réalités du pays et son courage face aux pressions ont fait de lui un pilier de la presse congolaise. Jusqu’à ses derniers jours, il continuait à prodiguer des conseils aux jeunes journalistes, s’exprimant toujours avec passion sur les enjeux de la déontologie journalistique.
Lors de cette cérémonie d’adieu, Patrick Chishibanji, journaliste au Souverain Libre , a partagé son témoignage :
« Nous venons de perdre Dieudonné Malekera, que nous appelions affectueusement le doyen. Il a été une référence pour nous, qui avons travaillé à ses côtés au journal Le Souverain Libre . Lorsqu’il rédigeait, il accordait une grande importance à l’angle de l’information et au respect de l’éthique et de la déontologie. Aujourd’hui, nous sommes ce que nous sommes grâce à lui. J’applique avec discipline les valeurs qu’il nous a inculquées. Il insistait sur la noblesse du métier de journaliste, sur son indépendance et sur la nécessité de vérifier les informations avant publication. » Témoigne t-il
La cérémonie s’est clôturée par une salve d’applaudissements, en guise d’adieu au grand chevalier de la plume. Ses proches se sont ensuite rassemblés pour un dernier hommage avant son inhumation à Ruzizi.
Par Huguette Namwezi et Christel Safari (stagiaire)

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