27/06/2026

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Bukavu: « plusieurs d’entre eux sont victimes de travaux forcés, d’abus et d’exploitation sous différentes formes » ‎ ‎

À l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants célébrée ce 12 juin, le président urbain du Comité des enfants du Sud-Kivu, Arsène Bwimba, a tiré la sonnette d’alarme sur la situation préoccupante que vivent de nombreux enfants dans la ville de Bukavu et dans l’ensemble de la province.

‎Selon lui, le travail des enfants constitue une grave violation de la Convention Internationale relative aux droits de l’enfant. Cette pratique prive les enfants de leur droit fondamental à l’éducation, à la protection et à l’épanouissement. Dans un contexte marqué par l’insécurité et les conséquences de la guerre dans l’Est de la République démocratique du Congo, de nombreux enfants sont contraints d’abandonner les bancs de l’école pour assurer leur survie, tandis que d’autres sont exposés à diverses formes d’exploitation, y compris l’exploitation sexuelle.

‎« La ville de Bukavu fait face à de nombreux défis qui affectent directement les enfants. Plusieurs d’entre eux sont victimes de travaux forcés, d’abus et d’exploitation sous différentes formes », a déclaré Arsène Bwimba.

‎Le président urbain du Comité des enfants a appelé les parents et tuteurs à renforcer la protection des enfants en évitant de leur imposer des travaux lourds et dangereux susceptibles de compromettre leur santé, leur sécurité et leur avenir.

‎Alors que le monde entier commémore cette journée dédiée à la lutte contre le travail des enfants, la réalité demeure alarmante à Bukavu. Des milliers d’enfants restent invisibles, privés d’éducation, de protection et du droit de vivre pleinement leur enfance. Beaucoup sont livrés à eux-mêmes et contraints de travailler dans des conditions difficiles et parfois inhumaines.

‎Ces enfants se retrouvent notamment dans les mines artisanales, sur les chantiers de construction, dans les marchés, dans certaines maisons de tolérance ainsi que dans d’autres zones échappant souvent au contrôle des autorités et des familles. D’autres encore sont exposés aux conséquences directes des conflits armés qui continuent d’affecter la région.

‎Face à cette situation, Arsène Bwimba plaide pour une mobilisation collective des autorités, des organisations de protection de l’enfance, des partenaires humanitaires et des communautés afin de garantir le respect des droits des enfants et de leur offrir un environnement sûr, propice à leur développement et à leur éducation.

‎La Journée mondiale contre le travail des enfants est célébrée chaque année le 12 juin afin de sensibiliser l’opinion publique aux conséquences du travail des mineurs et de promouvoir des actions visant à mettre fin à toutes les formes d’exploitation des enfants à travers le monde.

Cosna Muhigwa