Alors que l’année scolaire 2024-2025 touche à sa fin, certaines écoles de la province du Sud-Kivu ont fermé leurs portes depuis février. Aujourd’hui, ces établissements restent obsolètes . C’est notamment le cas des écoles de Kamanyola dans le territoire de Walungu, de certaines écoles du territoire de Kalehe, ainsi que d’établissements scolaires de la ville de Bukavu, comme l’EP Camp Saio.
Les organisations qui militent pour les droits des enfants lancent un appel vibrant au ministère de l’enseignement primaire et secondaire , ainsi qu’à d’autres structures œuvrant dans l’encadrement des enfants, afin de trouver une solution urgente pour la prise en charge des élèves qui n’accèdent plus à leurs écoles en raison de l’insécurité dans certaines zones de la province du Sud-Kivu.
Cette préoccupation interpelle Jeanne d’Arc Bahati ll , responsable de l’organisation Assistance des Personnes Âgées et des Enfants Délaissés (APAED). Pour elle, ces enfants, actuellement hors du circuit éducatif , constituent une bombe à retardement pour la société, car une jeunesse privée d’éducation représente un danger pour la nation.

Contrairement aux enfants dont les écoles restent fermées, certains élèves des établissements privés de Bukavu ne fréquentent plus le milieu scolaire, bien que leurs écoles soient toujours fonctionnelles. La crise socio-économique qui touche leurs parents est la principale cause de cette situation.
Richard, chargé de programme santé et éducation de l’APAED, interpelle toutes les parties prenantes du secteur éducatif afin d’organiser une sensibilisation rapide pour rattraper le temps perdu, puisque un programme scolaire doit être respecté .
Par ailleurs, la mise en place d’ une classe spéciale pourrait être une solution pour récupérer les élèves dans les régions où ils n’ont plus accès à l’école à cause de l’insécurité.
« Concernant ces écoles inaccessibles, il serait important que le ministère de l’enseignement, avec le soutien des organisations luttant pour les droits des enfants, installe des écoles délocalisées. Cela permettrait de créer une classe spéciale, pour réadapter les élèves selon leur niveau. En sélectionnant les matières essentielles qui restent à enseigner, ils pourraient ainsi participer aux évaluations certifications prévues prochainement. » appelle t-il
Cette organisation exhorte le ministère de l’enseignement Primair, Secondaire et Initiation à la nouvelle citoyenneté, en collaboration avec l’inspection provinciale de l’enseignement, à rechercher les moyens nécessaires afin de mobiliser les sous-divisions concernées , pour que ces élèves puissent être récupérés et suivre le même parcours scolaire que les autres.
Prospèr Mubambwe

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