Des professionnels des médias de la province du Sud-Kivu viennent d’être formés sur leur rôle dans la prévention du suicide ainsi que des stratégies de lutte contre ce phénomène.
Ces assises organisées par l’association Stop au suicide (ASAS-RDC) en partenariat avec l’organisation Action pour la restauration de la paix et de la justice, rentrent dans le cadre de la journée internationale de la prévention du suicide célébrée le 10 septembre de chaque année.

La présidente provinciale de cette organisation, Madame Lumière Singay a dans son exposé, revenu sur l’impact de la santé mentale face au suicide sur le métier de journaliste. Ceci avant de faire savoir que les professionnels des médias sont souvent confrontés à une série des stress et traumatismes dans l’exercice de leur métier.
Occasion faisant le larron, Lumière Singay a lancé un rappelé aux journalistes qu’ils jouent un rôle important dans la sensibilisation et l’accompagnement des personnes en situation de détresse à travers leur plume, micro et caméras.
» Les journalistes jouent un rôle crucial dans la sensibilisation sur la prévention de cas de suicide. C’est pourquoi, nous les encourageons à faire preuve d’écoute active envers les victimes et à les orienter vers des spécialistes de la santé mentale pour une assistante », a-t-elle confié.
La présidente de l’ASAS RDC, a à cette même occasion énuméré des facteurs pouvant accroître le risque de suicide, en l’occurrence les troubles mentaux comme la dépression, les antécédents de tentative de suicide, l’abus de substances, le sentiment de désespoir, les douleurs chroniques ou maladies physiques, les traumatismes liés à la violence, à l’intimidation, les pertes personnelles, sociales ou financières, manque d’estime soi pour ne citer que ceux-là.

De son côté, le journaliste formateur Omba Kamengele a axé son exposé sur l’écriture journalistique visant à prévenir le suicide ainsi que la manière de vivre aisément en exerçant correctement le métier du journaliste.
Le pychologue Barthélémy Akuzibwe a édifié les professionnels des médias sur le stress post-traumatique. Ceci avant de les inviter à consulter les experts en santé mentale à chaque fois qu’ils se voient développer l’un des facteurs liés au stress.

Dans ces mêmes assises, un autre paneliste du jour, le professeur Adolphe Kilomba a insisté sur le code d’éthique et de déontologie du journaliste congolais. Il passé en revue les 21 articles qui regorgent les droits et devoirs d’un journaliste.
Ce journaliste et professeur d’université, a recommandé aux journalistes d’exercer leur métier quotidien dans le respect de normes qui les régissent afin d’éviter différents stress et traumatismes liés à la profesion.
De leur côté, les journalistes bénéficiaires de cette formation, ont remercié l’association Stop au Suicide (ASAS-RDC) d’avoir organisé ces assises, ceci avant de s’engager à contribuer dans la prévention du suicide à travers leurs productions journalistiques.
Signalons que la salle des réunions du Restaurant Maman Kinja , a servi de cadre pour la tenue de ces assises.
Par Moïse Aganze

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