Les journalistes et créateurs de contenus sont appelés à unir leurs forces pour produire des contenus de qualité et promouvoir une utilisation responsable de l’intelligence artificielle au service de la cohésion sociale. Cette recommandation a été formulée lors de l’atelier sur l’engagement médiatique et numérique pour la promotion de la cohésion sociale, tenu à Rusizi, au Rwanda, du 26 au 27 février 2026.
Cet atelier a réuni des journalistes, des jeunes utilisateurs des réseaux sociaux, des artistes ainsi que des jeunes engagés dans des initiatives de consolidation de la paix. Il avait pour objectifs de renforcer les compétences en matière d’engagement médiatique responsable et de narration numérique ; de promouvoir une utilisation positive des réseaux sociaux et des autres plateformes numériques au service de la paix et de la cohésion sociale ; mais aussi d’offrir des opportunités de collaboration et de mise en réseau avec des pairs et des mentors des secteurs médiatique et créatif.
Charle Twagira Mungu, journaliste et formateur en création de contenus par l’intelligence artificielle, a interpellé les journalistes et créateurs de contenus à changer leurs narratifs et leur manière d’aborder certaines questions, notamment en ce qui concerne l’utilisation de l’intelligence artificielle, qu’il considère comme un atout à exploiter pour contribuer à la paix.
»L’intelligence artificielle est un atout parce qu’elle est presque gratuite et facilite la création de contenus. C’est à nous de l’utiliser pour contribuer à la paix « , a-t-il souligné.
Par ailleurs, il a invité les journalistes à s’engager davantage en faveur de la cohésion sociale.
» Depuis l’avènement des réseaux sociaux, les choses ont changé. Les journalistes et les créateurs de contenus doivent adapter leurs narratifs et leur manière de voir les choses, surtout dans leurs productions « , a-t-il insisté.
Il estime qu’avec l’émergence des réseaux sociaux, désormais utilisés par presque tout le monde, le défi majeur reste la prolifération des fausses informations.
Abordant le thème de la promotion positive des réseaux sociaux et des autres plateformes numériques au service de la paix et de la cohésion sociale, le formateur a insisté sur la prise en compte de la dignité dans la narration, la vérification des informations, la compréhension transfrontalière, l’empathie, l’appréciation de la diversité, la tolérance envers les différences, le respect de soi et des autres, l’ouverture d’esprit ainsi que la responsabilité dans le dialogue pour favoriser la cohésion.
Cette deuxième activité s’inscrit dans le cadre du projet de renforcement du rôle des médias et des plateformes sociales pour promouvoir la cohésion sociale pacifique chez les jeunes au Rwanda et dans l’Est de la RDC, mis en œuvre par Vision Jeunesse Nouvelle (VJN) avec l’appui financier de la Coopération suisse au développement.
L’atelier s’est clôturé par la prise d’engagements de Freemedia et d’autres participants à œuvrer pour la paix à travers leurs productions médiatiques.
Par Mitterrand Rukozo

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