Un mois après la date officielle de la rentrée scolaire 2024-2025, prévue pour le 2 septembre, les élèves du Sud-Kivu n’ont toujours pas repris le chemin des classes. Cette situation résulte d’une grève des enseignants des écoles publiques agréées, déclenchée en vertu de l’article 39 de la Constitution congolaise. Dans une lettre ouverte envoyée aux députés nationaux et sénateurs du Sud-Kivu signé ce 07 octobre 2024, l’honorable Amani Katembera Didier, député provincial porte l’attention sur la crise de l’enseignement de base dans la province.
Malgré les promesses du gouvernement national, notamment l’augmentation de la prime des enseignants à hauteur de 50 000 Francs Congolais, cette mesure tarde à être appliquée dans la province du Sud-Kivu. Les enseignants y perçoivent encore des salaires trop bas pour couvrir leurs besoins, ce qui porte atteinte à leur dignité et leur indépendance financière.
Le problème revêt une importance capitale car il compromet l’avenir des enfants, privés d’un accès à une éducation gratuite pourtant garantie par l’article 43 de la Constitution et encouragée par le Président Tshisekedi. Face à ce constat, l’Honorable Amani Katembera Didier, appelle les parlementaires de la région à utiliser leurs prérogatives pour voter un budget qui respecte la promesse de gratuité de l’enseignement primaire et améliore les conditions salariales des enseignants.
L’éducation étant la clé du développement, une action rapide est demandée pour éviter que l’avenir des enfants et celui de la nation ne soient sacrifiés davantage.
Rédaction

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