13/05/2026

FREEMEDIA

La Femme au cœur de l'actualité

Bukavu : les femmes catholiques célèbrent la Journée internationale des droits des femmes dans un contexte de crise

Les femmes catholiques des doyennés 1 et 2 de l’archidiocèse de Bukavu se sont rassemblées à la cathédrale Notre-Dame de la Paix pour célébrer la Journée internationale des droits des femmes ce mardi 25 mars 2025 . Cette célébration, marquée par une messe d’action de grâce, a pris une dimension particulière cette année, en raison du contexte d’insécurité qui prévaut dans l’Est sous occupation de AFC/M23.

 

https://youtu.be/NzkNobfLapw?si=gXu0QR3ThuYXCTPT

La messe a été présidée par l’archevêque de Bukavu, Monseigneur François-Xavier Maroyi, qui a exhorté les fidèles à prier pour l’avenir de la République démocratique du Congo, en proie à des conflits armés. Il a notamment dénoncé la prolifération des armes à feu et la responsabilité de ceux qui les possèdent.

 » Les gens souffrent à cause des armes à feu.Prions pour que Dieu change le cœur de ces personnes ». 

Il a également appelé à une prise de conscience collective face à la paresse de certains Congolais, en particulier les jeunes, les invitant à travailler pour contribuer au développement du pays.

« Le Congo est un pays riche, doté de ressources naturelles abondantes. Nous pouvons nourrir le monde entier, mais nos pères sont paresseux. Que Dieu touche nos consciences pour que la paix revienne, car nous sommes tous responsables de son retour. » a-t-il dit.

Pour les femmes catholiques de Bukavu, la date du 25 mars revêt une signification particulière, car elle correspond également à la fête de l’Annonciation, qui commémore l’annonce faite à Marie qu’elle donnera naissance à Jésus-Christ.

Sylvie Safari, présidente de la pastorale des mamans et des jeunes du Centre  Olame, a expliqué que cette journée est traditionnellement célébrée par des enseignements et des activités spécifiques.

Cependant, cette année, la célébration a été assombrie par l’insécurité, qui a empêché la participation de nombreuses paroisses.

« Habituellement, les 43 paroisses de l’archidiocèse sont représentées. Mais aujourd’hui, seules 12 ont pu être présentes. De nombreuses femmes sont restées dans leurs villages, et nos projets sont perturbés par la situation. » a-t-elle indiquée.

Malgré ces difficultés, Sylvie Safari a exprimé sa gratitude envers Dieu pour avoir permis la tenue de cette célébration. « Nous rendons grâce à Dieu d’être arrivées à cette journée, même si toutes les paroisses n’ont pas pu être présentes », a-t-elle déclaré.

Dans le contexte de Bukavu, cette journée prend une résonance particulière, car les femmes sont souvent en première ligne face aux conséquences des conflits et de l’insécurité. Leur courage et leur résilience sont un exemple pour toute la communauté.

Il est important de rappeler que la Journée internationale des droits des femmes est célébrée chaque année le 8 mars. Cette journée est l’occasion de revendiquer l’égalité entre les femmes et les hommes, de dénoncer les discriminations et les violences dont les femmes sont victimes, et de célébrer leurs réalisations.

 

Christel Safari (stagiaire)

About The Author