Après plusieurs mois d’occupation dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu par le mouvement M23/AFC, un accord de principe a été signé ce samedi 19 juin 2025. Cet accord vise à instaurer un cessez-le-feu, en attendant la signature officielle d’un traité de paix entre le gouvernement congolais et le mouvement rebelle du M23.
Depuis six mois, des affrontements entre les forces locales Wazalendo et les combattants du M23 plongent les populations civiles dans une crise humanitaire alarmante. Déplacements massifs, enlèvements ciblés de jeunes innocents, et tirs nourris sont devenus le quotidien de milliers de familles.
Les pourparlers entamés à Doha, au Qatar, sous la supervision des États-Unis et de l’Union africaine, ont abouti à un engagement initial: un cessez-le-feu permanent, accompagné de mesures de prise en charge des déplacés. Le texte signé souligne notamment que “la paix, la stabilité et la sécurité sont des conditions indispensables au développement et à l’amélioration des conditions de vie des populations, ainsi qu’à la préservation de la dignité humaine”.
Pourtant, à peine 72 heures après la signature, les affrontements entre Wazalendo et M23 se poursuivent. Les tirs résonnent encore dans plusieurs zones, alimentant l’inquiétude de la population qui doute de la mise en œuvre réelle de cet accord.
La question reste entière: cette énième tentative de paix sera-t-elle enfin appliquée sur le terrain, ou n’est-elle qu’une promesse de plus perdue dans le bruit des armes?
Par Linda Batumike

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