13/05/2026

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Bukavu: « même la charpente métallique du bâtiment n’a pas été épargnée »

Reportage

Des regrets et des tentatives désespérées de sauver le peu qui reste: tels sont les comportements observés chez les propriétaires et les travailleurs des ateliers du Centre d’Apprentissage Professionnel et Artisanal (CAPA) de Bukavu, après l’incendie qui a ravagé une partie importante de ce centre de métiers dans la matinée de ce jeudi 31 juillet 2025. Sur Avenue Industrielle en commune de Kadutu, Ville Bukavu.

Il est treize heures à Bukavu, notre équipe arrive au CAPA, encore marqué par les stigmates du sinistre survenu dans la matinée. Plusieurs départements et les périphéries du centre ont été touchés par cette catastrophe.

Selon Joël Kasole, responsable du secteur métal:

« Ce feu a touché trois ateliers. Le dépôt dans lequel l’organisation ASILI gardait ses tuyaux est parti en fumée. L’atelier du milieu, où nous stockons les produits utilisés dans la briqueterie de CAPA à Nyangezi, a été touché, ainsi que la salle de pratique des apprenants qui contenait des moteurs. Même la charpente métallique du bâtiment n’a pas été épargnée.« 

À côté, le garage du citoyen Bugugu Pascal, qui abritait plusieurs ateliers de menuiserie, a été la cible des flammes matinales. Meubles, planches et machines ont été calcinés ou gravement endommagés. La fumée est encore fraîche, des jeunes tentent d’éteindre les dernières braises visibles, pendant que d’autres sauvent ce qui peut encore l’être. Braises, fumée et débris métalliques sont les seuls souvenirs que les travailleurs et propriétaires gardent de leurs investissements.

Rosette Bisimwa, propriétaire des machines de menuiserie dans cet atelier, exprime son désarroi:

« Je suis arrivée ici au moment de l’incendie. J’ai trouvé mes objets calcinés, et d’autres ont été volés. Nous étions dans l’incapacité de sauver quoi que ce soit, le feu était trop intense. Nous demandons aux autorités de nous venir en aide, car c’était notre seule source de revenus. »

Douce Mwango, menuisière, a été blessée en tentant de sauver ses outils:

« Quand nous avons vu le feu, nous sommes venus sauver nos objets dans l’atelier. C’est à ce moment que je suis tombée et me suis blessée au bras. »

L’anti-incendie de la société Pharmakina, appuyé par d’autres engins privés, a permis de maîtriser les flammes.

Par Prosper Mubambwe

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