27/06/2026

FREEMEDIA

La Femme au cœur de l'actualité

Kigali accueille le 3ᵉ Colloque des Jeunes pour la Paix dans les Grands-Lacs

Après le Burundi et la République Démocratique du Congo, c’est au tour du Rwanda d’accueillir la troisième édition du Colloque des Jeunes sur la Consolidation de la Paix et la Réconciliation dans la sous-région des Grands-Lacs. L’événement, a débuté ce lundi 6 octobre 2025 à Kigali, a rassemblé des jeunes leaders, universitaires et acteurs de la société civile autour des enjeux cruciaux de paix et de sécurité.

Lors de l’ouverture du colloque, le Professeur Dr. Deogratias Maruhukiro, coordonnateur du Cluster Paix et Réconciliation de l’Université de Freiburg (Allemagne), a réaffirmé son engagement à accompagner la jeunesse dans cette mission qu’il qualifie de « noble »: celle de bâtir la vérité, la justice et la solidarité dans une région marquée par les tensions.

 Des défis persistants, mais aussi des opportunités

Le colloque a mis en lumière les défis auxquels font face les jeunes dans la sous-région: insécurité, stéréotypes, obstacles structurels. Ces réalités, bien que préoccupantes, ont été présentées comme des opportunités pour renforcer la paix à travers des actions régionales concertées.

Le Père Maruhukiro a salué le rôle du Réseau des Jeunes pour la Paix en Afrique et des partenaires du Cluster Paix et Réconciliation, qui ont permis la tenue de cet espace de dialogue, de réflexion et d’espérance. Il a également insisté sur la nécessité de créer des services de recherche pour la paix, capables d’analyser les causes profondes des conflits et de proposer des alternatives durables.

 

IMG-20251007-WA0053-300x200 Kigali accueille le 3ᵉ Colloque des Jeunes pour la Paix dans les Grands-Lacs
Crédit photo light

 

« Dans un monde marqué par des crises sociales, politiques, climatiques et identitaires, il est urgent de promouvoir une recherche au service de la paix », a-t-il déclaré.

Par ailleurs il a montré que la paix ne se résume pas à l’absence de guerre. Elle est un projet intellectuel et social que les universités ont la responsabilité de nourrir. Des séminaires, des formations et des études interdisciplinaires sont envisagés pour former les futurs acteurs de la transformation régionale.

Les jeunes représentants du Burundi, de la RDC et du Rwanda ont constitué un panel pour faire le point sur la mise en œuvre de l’agenda Jeunesse, Paix et Sécurité dans leurs pays respectifs. Ce moment d’échange a permis de partager les expériences, les initiatives locales et les contextes spécifiques dans lesquels évoluent les organisations de jeunesse.

Malgré des avancées, plusieurs défis subsistent, freinant une mise en œuvre optimale de cet agenda.

La prise en compte des femmes et les jeunes dans la planification 

Caterina la Clerc, qui a intervenue en ligne depuis le Canada sur l’intersection de l’agenda femme paix et sécurité et jeune paix et sécurité, a souligné l’importance d’impliquer les femmes et les jeunes dans la planification du futur, notamment en tirant les leçons de ce qui n’a pas fonctionné jusqu’ici. Plusieurs intervenants se sont succédé pour débattre des questions de paix, chacun apportant une perspective unique sur les enjeux de réconciliation et de cohésion sociale.

Mitterrand Rukozo