Plusieurs organisations féminines congolaises montent au créneau pour dénoncer l’absence totale des femmes dans le gouvernement provincial de Kinshasa. Dans une déclaration conjointe signée, quatre grandes structures féminines ont exprimé leur indignation face à ce qu’elles qualifient de « recul patent « et de « violation des dispositions constitutionnelles « ,le 16 octobre 2025
Parmi les signataires, on retrouve le Cadre Permanent de Concertation de la Femme Congolaise (CAFCO), la Coalition Beijing RDC, le Comité National Femme et Développement (CONAFED), ainsi que le Mouvement Rien Sans Les Femmes (RSLF). Ces structures saluent d’abord les avancées réalisées au niveau national, notamment la nomination des femmes dans la gestion gouvernementale
« c’est dans ce cadre qu’il n’a pas hésité de nommer une femme comme premier ministre ,chef du gouvernement et qu’il a récemment reconduite; notons aussi qu’une impulsion nouvelle, avec l’amélioration du taux de représentation des femmes au sein du gouvernement national; soit 34% des femmes gérant des porte feuilles régaliens à l’instar des affaires étrangères, de l’environnement,des hydrocarbures,des affaires foncières,… » lit-on dans leur déclaration.
Mais cette dynamique positive semble s’arrêter aux portes de la ville-Province de Kinshasa, regrettent-elles. Aucun poste du gouvernement provincial n’a été attribué à une femme, ce qui va à l’encontre de l’article 14 de la Constitution de la République Démocratique du Congo.
« Cet article garantit, pourtant l’égalité des sexes et impose une représentation équitable des femmes dans les institutions publiques »
Les structures appellent donc le gouverneur de la ville à revoir la composition de son gouvernement afin de se conformer à la législation sur la parité et à la vision du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, reconnu à l’échelle africaine comme, Champion de la Masculinité Positive « ajoutent t-elles.
Elles exhortent également les partis et regroupements politiques à proposer des candidatures féminines pour les postes ministériels, et appellent les femmes congolaises à rester vigilantes et mobilisées pour le respect de leurs droits.
En somme, ces organisations féminines rappellent que l’inclusion des femmes dans les instances de décision n’est pas une faveur, mais une obligation constitutionnelle, une nécessité démocratique et un gage de bonne gouvernance.
Par Christel Safari

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