Au Sud-Kivu, la société civile insiste sur l’importance d’impliquer les femmes et les jeunes dans les processus de paix et de cohésion sociale. Pour Maître Innocent Tchokola, ces deux catégories représentent les acteurs incontournables du vivre-ensemble et de la consolidation de la paix.
https://youtu.be/z1HNyUmxfMU?si=LaciYtckoM3T7XWj
Les femmes et les jeunes, acteurs quotidiens de la paix.
« Les jeunes et les femmes représentent les deux couches les plus importantes de notre vie », explique Maître Tchokola.
Les femmes, par leur rôle de mères, sont au cœur des communautés; les jeunes, par leurs activités quotidiennes, véhiculent des messages de paix et de cohabitation pacifique.
Selon lui, compter sur ces deux groupes, c’est atteindre l’ensemble de la population et lutter efficacement contre les stéréotypes qui alimentent les violences basées sur le genre.
Des actions locales pour renforcer la cohésion
Face au contexte actuel, il appelle à ne pas « croiser les bras » :
- Plaidoyer pour la paix et la cohabitation pacifique; renforcement des capacités des acteurs locaux; mécanismes de protection pour les communautés vulnérables; actions de résilience afin de permettre aux populations d’évoluer malgré les difficultés.
Pour lui, la paix doit toujours se construire par le dialogue, que ce soit au niveau international, national ou local.
Cohésion sociale, un défi possible dans les territoires
Si la cohésion est perçue différemment en milieu urbain et dans les territoires, Maître Tchokola reste optimiste :
« Oui, c’est difficile actuellement dans les territoires, mais pas impossible. Nous allons essayer de faire les mêmes exercices dans nos territoires. Et comme ça, toute la population du Sud-Kivu pourra s’approprier les mécanismes de cohabitation pacifique. »
En balisant « les routes et les chemins » du vivre-ensemble, les acteurs sociaux du Sud-Kivu veulent montrer que les communautés sont faites pour vivre ensemble. Femmes et jeunes, par leur rôle central, sont appelés à devenir les premiers artisans de la paix et de la cohésion sociale.
Par Mitterrand Rukozo

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