12/04/2026

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Bukavu : refus des billets en francs congolais, la NDSCI appelle à la responsabilité , le maire menace de sanctions

‎Depuis plusieurs semaines, la ville de Bukavu est confrontée à une recrudescence du refus de certains billets en francs congolais jugés « imparfaits ». Sur les marchés comme dans les transports en commun, ces pratiques compliquent les transactions quotidiennes, notamment pour les petits commerçants et les ménages modestes. Cette situation survient dans un contexte où la Banque centrale du Congo n’a plus d’activité locale depuis plus d’un an.

‎https://youtu.be/KkTgpvl1Cqk?si=13T-x9xZcdOGWXGH

‎Face à ce climat de méfiance, la Nouvelle Dynamique de la Société Civile (NDSCI), par la voix de son président Nikola Lubala, tire la sonnette d’alarme. « Nous appelons la population à une citoyenneté responsable. Être de bons citoyens, de vrais compatriotes, c’est accepter notre monnaie même dans cette période difficile », insiste-t-il.

‎La NDSCI exhorte également les autorités à assumer pleinement leurs responsabilités : « Tout individu ou commerçant qui refusera un billet complet, même avec de petites imperfections, doit être sanctionné. La rigueur de la loi est nécessaire », martèle Lubala.

‎De son côté, le maire de Bukavu, Nicolas Kyalangalilwa, rappelle que la validité d’un billet repose sur deux critères essentiels : la présence des numéros et du filigrane. « Le franc congolais doit être accepté, quelle que soit sa nature. Tant qu’il possède ses deux numéros et son filigrane, il est valable », affirme-t-il.

‎L’autorité urbaine met en garde : « Toute personne appréhendée en train de refuser un billet de banque subira la rigueur de la loi. J’appelle la population à ne pas se laisser intimider et les opérateurs économiques à faire preuve de patriotisme. »

‎En attendant la réouverture des banques dans la ville, la NDSCI insiste sur la nécessité d’utiliser les billets en circulation, même s’ils présentent des défauts mineurs. Ce dernier indique qu’il s’agit d’un acte de solidarité et de survie économique dans une période où la confiance dans la monnaie nationale est mise à rude épreuve.

Par Prosper Mubambwe

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