Au marché de Muhanzi, à Bukavu, les vendeuses de poissons salés alertent sur les pertes financières causées par des taux de change défavorables imposés par certains clients. Elles appellent les autorités à intervenir pour stabiliser les échanges et protéger les petites commerçantes.
https://youtu.be/z1HNyUmxfMU?si=LaciYtckoM3T7XWj
Lors d’une interview accordée à Free Media, ce lundi 16 février 2026, les vendeuses de poissons salés ont dénoncé la pratique de certains clients qui imposent un taux de change différent de celui fixé officiellement.

Elles expliquent acheter leurs marchandises en francs congolais, mais se voient contraintes de vendre en dollars américains à un taux défavorable, ce qui entraîne des pertes financières considérables.
Une concurrence de plus en plus rude
Au-delà du problème du change, les commerçantes pointent du doigt la concurrence déloyale. Selon elles, certains grossistes vendent leurs produits aux mêmes prix que les détaillants, ce qui fragilise davantage les petites vendeuses et déséquilibre le marché.
Face à cette situation, elles demandent aux autorités compétentes de fixer un taux de change unique et officiel, applicable à tous, afin de protéger les vendeuses et de stabiliser les transactions commerciales.
Solidarité et entrepreneuriat féminin
Les mamans commerçantes lancent également un appel à la solidarité féminine. Elles encouragent les femmes sans activité génératrice de revenus à rejoindre le commerce, rappelant que ce sont souvent elles qui assurent les dépenses du ménage.
Elles insistent sur l’importance de l’entraide et de l’entrepreneuriat féminin pour renforcer l’autonomie financière et soutenir les familles.
Par Emmerciane Balezi

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