12/04/2026

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Bukavu : carburant stabilisé, compromis entre les autorités et pétroliers

Les transporteurs de la ville de Bukavu ont lancé un cri d’alarme face à la flambée du prix du carburant, perturbation qui a paralysé le secteur du transport en commun ces derniers jours. Réunis le 7 avril 2026, ils ont interpellé les autorités et les opérateurs économiques pétroliers afin de mettre fin à une situation jugée insoutenable.

Dans les rues de Bukavu, les conducteurs dénoncent une hausse incontrôlée du prix à la pompe et chez les revendeurs informels, communément appelés « Kadhafi ». Cette instabilité a entraîné une augmentation du prix des courses, doublant parfois le tarif habituel, et provoqué une baisse drastique de la clientèle. « Ce métier devient difficile pour moi. Je passe des heures sans client. Dès qu’ils entendent que le prix a augmenté, ils disparaissent», confie Olinde Lumwanga, taximan.

 Intervenant à cette situation, les autorités provinciales ont convoqué une concertation le 9 avril, avec les pétroliers et les associations de transporteurs. À l’issue des discussions, un compromis a été trouvé : le prix du carburant est désormais fixé à 4 000 FC pour un litre d’essence et 4 200 FC pour un litre de mazout. Le vice-gouverneur en charge des questions économiques et financières, Gadi Mukiza Zabinesha, a précisé que le tarif du transport en commun ne doit subir aucune modification, à l’exception du transport lacustre dont le prix est fixé à 25 000 FC.

Ce compromis vise à mettre fin aux spéculations et à apaiser les tensions entre les transporteurs, les « Kadhafi » et les autorités. Reste à savoir si cette mesure suffira à stabiliser durablement un secteur vital pour la population de Bukavu ?

Par Prosper Mubambwe 

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