À l’occasion de la Journée mondiale de l’art, célébrée chaque 15 avril, les entrepreneurs culturels de Bukavu rappellent avec force que l’art est un outil de paix et de cohésion sociale. Cette édition s’est tenue sous le thème évocateur : « Un jardin d’expression : cultiver la communauté par l’art ».
Parmi elles, Prisca Kanga, danseuse dans le groupe de Compagnie Phoenix, souligne que l’art crée des espaces où les tensions sociales peuvent être transformées plutôt qu’explosées. Pour elle, la musique et les autres disciplines artistiques favorisent l’écoute dans une société marquée par les conflits :
« Chacun a tendance à vouloir faire entendre ses émotions sans entendre l’autre. La musique, le théâtre, la peinture ou la danse obligent à ralentir et à prêter attention. Une chanson, par exemple, peut amener quelqu’un à comprendre une histoire qui n’est pas la sienne. «
L’art outil de la cohésion
Dans un contexte d’instabilité sécuritaire, l’art se révèle être un vecteur de dialogue et de compréhension mutuelle. Les femmes, déjà présentes et engagées sur la scène artistique, ont besoin d’un soutien accru pour concrétiser leurs rêves et contribuer à la pacification de la région des Grands Lacs.
Prisca Kianga lance un appel vibrant aux femmes ambitieuses : rejoindre le domaine artistique pour espérer un avenir meilleur et paisible. L’art, en tant que langage universel, permet d’exprimer idées, émotions et visions du monde, tout en construisant des ponts entre les communautés.
Emmerciane Balezi

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