Face à la violence et à la peur, les artistes féminines de Bukavu refusent de se taire. Ce mercredi 29 avril 2026, au centre Mot’Art, elles ont transformé la douleur en énergie créatrice, la mémoire en mouvement et l’espoir en un appel vibrant à reconstruire ensemble une paix durable. À l’occasion de la Journée mondiale de la danse, elles ont offert un spectacle où la danse contemporaine et le slam se sont mêlés pour dérider, mais surtout pour réveiller les consciences.
Le spectacle « Uwamsho » qui veut dire » « réveil » n’était pas seulement qu’une fête artistique, il s’est voulu un hommage aux femmes qui, chaque jour, bravent les difficultés pour nourrir leurs familles, et un appel à sortir de la posture de plainte. « On remarque que beaucoup de gens se mettent aujourd’hui dans une posture de paresse, comme si la guerre ou le manque de travail justifiaient tout. Pourtant, il y a ces femmes qui quittent la maison à 6h du matin pour vendre jusqu’à tard dans la nuit », a lancé Prisca Kanga, danseuse de la compagnie Phoenix, qui a présenté une performance de danse contemporaine empreinte de force et de dignité.
À travers leurs gestes et leurs mots, ces artistes ont rappelé que l’art n’est pas seulement divertissement, il est résistance, hommage et moteur de changement. Malgré nombreux défis, leur message c’est se lever, agir, et refuser que la guerre soit une excuse à l’inaction.
Par Mitterrand Rukozo

More Stories
À Sake, Nyumbani Kwetu Festival veut faire de la culture un levier de paix et de cohésion sociale
Bukavu : la langue Kiswahili peut-elle contribuer au retour de la paix et de la cohésion sociale ?
Bukavu : l’art comme langage universel au service de la paix, de l’environnement et de la cohésion sociale