31/05/2026

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Crise humanitaire à l’Est de la RDC : le Nord-Kivu enregistre plus d’un million de déplacés, selon le rapport de OCHA

A cause de la dégradation de la situation sécuritaire, la province du Nord-Kivu à l’Est de la RDC, a connu plus d’un million des déplacements de population dans le mois d’Avril. Ces chiffres sont révélés dans le rapport de situation publié par le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies (OCHA). Couvrant la période du 1er au 30 Avril 2026.

‎Dans ce rapport, lOCHA, s’inquiète de la persistance des conflits armés à l’Est de la RDC. Qui sont à l’origine des déplacements de la population en fuyant leurs localités en direction des lieux jugés plus sures pour leur sécurité.
‎Selon ce document publié le 19 mai 2026. OCHA dresse un bilan sombre : au cours du mois d’Avril 2026, dans le territoire de Rutshuru, les affrontements ont entrainé le déplacement d’au moins 7 300 personnes vers l’axe Birundulu-Lusogha et 5 500 autres se sont dirigés à Kibirizi-centre.
‎Par ailleurs dans le territoire de Masisi, au moins 366 ménages ont fui leurs villages en direction de Nyabyondo entre le 05 et le 13 Avril 2026. Ce mouvement a porté le nombre de déplacés accueillis dans cette aire de santé à près de 29 900 depuis Janvier 2026.
‎Le territoire de walikale n’a pas été épargné par cette mobilité humaine forcée. La zone de santé d’Itebero a accueilli au moins 20 795 personnes déplacées en provenance du territoire de Kalehe au Sud-Kivu.  Entre le 08 et le 15 Avril, dans le territoire de Lubero plus de 45 000 personnes déplacées ont fui les violences dans les groupements de   Musindi, Lwenge et Ikobo pour se réfugier dans les zones de santé de Kayna et Alimbongo.  Tandis qu’à Beni, les incursions des groupes armés dans le territoire voisin de Mambasa en Ituri. Ont entrainé des nouveaux mouvements de population vers la zone de santé de Mangina, où près de 925 ménages ont été accueillis depuis le 07 Avril.
‎Au-delà de ces statistiques, OCHA signale les contraintes d’accès humanitaire, continuent de limiter les mouvements des populations et la réponse humanitaire dans plusieurs territoires. Notamment en raison de l’insécurité et la dégradation des axes routiers.


‎Par Prosper Mubambwe

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