06/09/2026

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Bukavu : l’espoir, un rempart contre les traumatismes des conflits armés, selon un psychologue

À l’occasion de la Journée internationale de l’espoir, célébrée le 12 juillet, un spécialiste de la santé mentale appelle les populations de l’Est de la République démocratique du Congo à cultiver l’espoir comme facteur de résilience face aux traumatismes causés par les conflits armés.

Dans un entretien accordé à FreeMedia ce lundi 13 juillet 2026, Idris Baninde, psychologue clinicien et expert en santé mentale, estime que l’espoir constitue un élément essentiel pour aider les individus et les communautés à surmonter les épreuves liées à l’insécurité persistante qui frappe la région des Grands Lacs, particulièrement l’Est de la RDC.

Selon lui, la multiplication des violences armées entraîne une hausse des traumatismes psychologiques, de l’anxiété et des psychoses au sein des populations. Face à cette réalité, il invite chacun à développer une attitude de résilience en gardant confiance en un avenir meilleur.

«J’appelle les personnes à la résilience. Pour être résilientes, elles doivent garder de l’espoir pour demain. Malgré cette période difficile marquée par les conflits armés, qui engendrent des psychoses et des traumatismes dans nos communautés, sans espoir ni optimisme, il est impossible de faire face à ces épreuves et de croire en un avenir meilleur. C’est l’espoir qui renforce notre capacité à combattre tous ces maux », explique Idris Baninde.

Le psychologue souligne que l’espoir va au-delà du simple optimisme. Il le décrit comme une force intérieure qui permet à chacun de faire face à l’adversité, de poursuivre ses projets et d’envisager un avenir plus serein. À ses yeux, lorsque cette valeur est encouragée, elle favorise également la cohésion sociale et la cohabitation pacifique entre les communautés.

Au-delà de l’accompagnement psychologique, Idris Baninde estime que plusieurs facteurs contribuent à renforcer l’espoir au sein de la société. Il appelle notamment les autorités et les partenaires à investir davantage dans l’éducation, à promouvoir la liberté d’expression et à garantir le respect des droits humains.

« Il est difficile d’espérer un avenir meilleur si l’on n’investit pas dans l’éducation. Une société qui protège les droits humains et offre des perspectives à sa jeunesse est une société qui nourrit l’espoir », insiste-t-il.

Instituée par les Nations unies, la Journée internationale de l’espoir a été célébrée cette année sous le thème : « L’espoir, un besoin universel en des temps incertains ». Une thématique qui résonne particulièrement dans l’Est de la RDC, où des millions de personnes continuent de subir les conséquences des conflits armés et de leurs impacts sur la santé mentale.

 

Par Prosper Mubambwe