08/10/2026

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Journée de la non-violence : Monique Cirimwami encourage les jeunes à valoriser la diversité culturelle pour le vivre ensemble

À l’occasion de la Journée internationale de la non-violence, célébrée le 2 octobre, Monique Cirimwa, Peace Fellow, appelle les jeunes et l’ensemble de la communauté à s’engager davantage dans la prévention des violences et la construction de la paix, particulièrement dans l’est de la République démocratique du Congo.

Dans cette partie du pays, confrontée depuis plusieurs années à des conflits armés, les populations civiles restent fortement exposées aux conséquences des violences, notamment les femmes. Monique Cirimwa souligne en particulier la persistance des violences sexuelles et celles basées sur le genre dans les zones affectées par les conflits.

« La République démocratique du Congo fait face à plusieurs conflits armés, spécifiquement à l’est du pays. Ces conflits ont pour conséquence des violences sexuelles et celles basées sur le genre », explique-t-elle, faisant référence à une étude de l’UNFPA sur les violences sexuelles dans les zones touchées par les conflits.

Faire de la diversité culturelle une force

Pour la Peace Fellow, la diversité culturelle du Sud-Kivu, où vivent notamment les communautés Bashi, Balerega, Bahavu, Bavira et Babembe.., ne devrait pas être perçue comme un facteur de division.

Elle déplore toutefois que certaines différences communautaires puissent être instrumentalisées et contribuer à la reproduction des tensions, notamment auprès des jeunes, qui risquent de devenir les « héritiers des conflits » du passé.

« Les jeunes doivent percevoir cette divergence culturelle comme étant une richesse et non pas un motif de division », insiste Monique Cirimwa.

Elle les encourage ainsi à dépasser les clivages communautaires et à considérer la diversité comme une opportunité de dialogue, de rapprochement et de cohésion sociale.

Monique Cirimwa plaide également pour une meilleure protection des femmes dans les zones affectées par les conflits. Elle estime que leur sécurité et leur dignité doivent être garanties face à toutes les formes de violences.

Pour elle, la prévention passe aussi par le dialogue et la médiation communautaire, qui doivent être privilégiés face à la confrontation. « La violence n’a jamais construit un pays et ne peut jamais construire un pays ou nourrir une nation », affirme-t-elle.

À travers ce message, elle invite chacun, et particulièrement les jeunes, à prendre sa part de responsabilité dans la construction d’un environnement plus pacifique.

« Les pays méritent de vivre en paix, le Sud-Kivu mérite de vivre en paix, et cette paix passe par moi et vous », conclut Monique Cirimwa.

 

Par Cosna Muhigwa