02/10/2026

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Journée internationale de la non-violence : Monique Cirimwa appelle les jeunes à faire de la diversité culturelle une richesse

À l’occasion de la Journée internationale de la non-violence, célébrée ce 2 octobre, Monique Cirimwa, Peace Fellow, appelle les jeunes et l’ensemble de la communauté à s’engager davantage en faveur de la paix et de la prévention des violences, particulièrement dans l’est de la République démocratique du Congo.

Dans cette région confrontée depuis plusieurs années à des conflits armés, les violences ont des conséquences particulièrement lourdes sur les populations civiles, notamment les femmes. Monique Cirimwa souligne la persistance des violences sexuelles et celles basées sur le genre dans les zones affectées par les conflits.

« La République démocratique du Congo fait face à plusieurs conflits armés, spécifiquement à l’est du pays. Ces conflits ont pour conséquence des violences sexuelles et celles basées sur le genre », explique-t-elle, citant une étude de l’UNFPA selon laquelle de nombreuses femmes sont victimes de violences sexuelles dans les zones touchées par les conflits.

Pour Monique Cirimwa, la diversité culturelle présente dans le Sud-Kivu, où cohabitent notamment les communautés Bashi, Balega, Bahavu et Bavira, ne devrait pas être perçue comme une source de division.

Elle estime que certaines divergences culturelles peuvent malheureusement être instrumentalisées par les jeunes, qui deviennent ainsi, selon elle, « héritiers des conflits » du passé et parfois des acteurs de leur amplification.

Face à cette situation, la Peace Fellow invite les jeunes à changer leur perception de la diversité culturelle et à la considérer plutôt comme une richesse.

« Les jeunes doivent percevoir cette divergence culturelle comme étant une richesse et non pas un motif de division », insiste-t-elle.

Elle appelle également à une meilleure protection des femmes, particulièrement dans le contexte actuel marqué par les conflits armés. Selon elle, la femme doit être considérée comme une personne à part entière et protégée contre toutes les formes de violences.

Pour prévenir la violence et favoriser une coexistence pacifique, Monique Cirimwa encourage les communautés à privilégier le dialogue et la médiation communautaire plutôt que la confrontation.

« La violence n’a jamais construit un pays et ne peut jamais construire un pays ou nourrir une nation », affirme-t-elle, avant d’appeler chacun à prendre sa responsabilité dans la construction de la paix.

À l’occasion de cette Journée internationale de la non-violence, son message est donc un appel à dépasser les clivages communautaires, à protéger les femmes et à faire de la jeunesse un acteur de paix.

« Les pays méritent de vivre en paix, le Sud-Kivu mérite de vivre en paix, et cette paix passe par moi et vous », conclut Monique Cirimwa.

Par Cosna Mihigwa