Alors que les autorités sanitaires multiplient les efforts pour contenir la propagation de la nouvelle souche Bundibugyo, la circulation de fausses informations sur les réseaux sociaux et dans certaines communautés risque de compromettre les actions de prévention. Le Président de l’Union Nationale de la Presse du Congo section du Sud-Kivu, a appelé les journalistes à combattre les rumeurs liées à la maladie à virus Ebola, c’était au cours d’une interview nous accordé ce jeudi 04 juin 2026.
Depuis l’apparition de cette nouvelle souche, de nombreuses rumeurs remettant en cause l’existence même du virus circulent sur les réseaux sociaux. Certains internautes affirment notamment qu’Ebola serait une invention, malgré les alertes lancées par les autorités sanitaires et les organisations impliquées dans la riposte.
Cette désinformation contribue à semer le doute au sein de la population et pourrait favoriser la propagation de la maladie si ces discours venaient à être largement relayés et soutenus par les communautés.
Face à cette situation, les professionnels des médias sont appelés à jouer un rôle essentiel dans la diffusion d’une information crédible et responsable.
Lors de cette interview consacrée au rôle des médias face à la maladie à virus Ebola, le président de l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC), section du Sud-Kivu, a rappelé l’importance de la mission des journalistes en période d’épidémie.
« Le travail des médias ne se limite pas à la diffusion de l’information. Les journalistes sont appelés à jouer cinq rôles essentiels : informer, combattre les rumeurs, sensibiliser la population, servir de relais entre les autorités sanitaires et les citoyens, ainsi que réduire la peur et la stigmatisation liées à la maladie », a déclaré Darius Kitoka.
Selon lui, la qualité de l’information diffusée peut contribuer à renforcer la confiance du public envers les mesures de prévention mises en place par les autorités sanitaires.
Concernant la sensibilisation autour de cette 17ᵉ épidémie d’Ebola enregistrée en RDC depuis la découverte du virus en 1976, Darius Kitoka encourage les médias à exploiter tous les formats journalistiques disponibles.
Il cite notamment les journaux, les émissions interactives, les débats radiophoniques et télévisés, les articles de presse, les brèves d’information, les flashs éducatifs ainsi que les spots de sensibilisation.
L’objectif est de permettre à la population de mieux comprendre la maladie, ses modes de transmission ainsi que les mesures de prévention nécessaires pour limiter sa propagation.
Au-delà de leur mission d’information, il a insisté sur la responsabilité des médias de lutter contre les fausses informations qui compliquent les efforts de prévention et de prise en charge des malades.
Pour le président de l’UNPC Sud-Kivu, les journalistes doivent également contribuer à réduire la peur et la stigmatisation dont peuvent être victimes les personnes touchées par la maladie. Cette maladie à virus Ebola continue de représenter une menace importante pour la santé publique dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Par Prosper Mubambwe et Clémence Mweze(stagiaire)

More Stories
Saison sèche à Bukavu : les enfants paient le prix de la pénurie d’eau potable
Nyatende : les menstruations restent entourées de stigmatisation et de silence
Sud-Kivu: des kits pour l’hygiène manstruelle distribués à 150 adolescentes par CFR