Les services migratoires en République Démocratique du Congo ont affiché une liste actualisée des frais liés à la délivrance des documents destinés aux voyageurs. Cette grille tarifaire, consultable dans plusieurs postes frontaliers, concerne notamment les déplacements de courte et moyenne durée.
Elle suscite diverses réactions parmi la population, notamment dans les zones où les échanges transfrontaliers sont fréquents.
Selon le document, certains services restent gratuits, comme le jeton avec cachet de sortie validité 1 jour, montant gratuit. Ce document est souvent utilisé pour des mouvements très ponctuels. En revanche, le jeton de visite frontalière validité :48 heures, montant : 5 000 FC et le laissez-passer individuel validité : 7 jours, montant : 10 000 FC représentent désormais un coût pour les habitants qui franchissent régulièrement la frontière.
L’autorisation de circulation CEPGL validité : 1 année, montant : 15 000 FC permet aux citoyens de circuler dans l’espace sous-régional de la Communauté Économique des Pays des Grands Lacs, pour les échanges sociaux et commerciaux entre pays voisins.
Concernant les documents tenant lieu de passeport, le laissez-passer pour adultes validité : 3 mois, montant : 25 USD et celui destiné aux mineurs validité : 6 mois, montant : 10 USD permettent de voyager sans disposer d’un passeport biométrique. Une autorisation de sortie pour enfants mineurs est également disponible validité : 6 mois, montant : 5 USD, afin de renforcer la protection des enfants lors des déplacements.
Les visas transfrontaliers figurent également dans cette grille. Pour les étrangers, le visa transfrontalier validité : 7 jours, montant : 50 USD est exigé. Pour les ressortissants tanzaniens, un visa similaire validité : 30 jours, montant : 50 USD est appliqué. Quant aux étrangers d’origine congolaise, un tarif réduit est proposé validité : 30 jours, montant : 20 USD.
Ces nouveaux tarifs répondent à une volonté de réguler, sécuriser et organiser les mouvements de population, tout en soutenant le fonctionnement administratif des services migratoires. Cependant, pour de nombreux citoyens vivant du commerce transfrontalier, ces coûts représentent une charge supplémentaire.
Il serait souhaitable que les autorités accompagnent ces mesures d’une communication plus large afin de renforcer la compréhension, la transparence et la confiance des voyageurs.
Par Christel Safari

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