28/06/2026

FREEMEDIA

La Femme au cœur de l'actualité

Kalehe : le difficile retour des déplacés dans leurs villages d’origine

Dans le territoire de Kalehe, certaines familles déplacées commencent à regagner leurs villages d’origine. Mais ce retour progressif révèle une réalité préoccupante : la majorité des maisons et des biens essentiels ont été endommagés, pillés ou abandonnés durant la période de déplacement, compliquant fortement la réinstallation durable.

 Des habitations en mauvais état

Sur le terrain, de nombreuses maisons présentent des toitures arrachées, des murs fissurés ou partiellement effondrés. Certaines ont été entièrement détruites, ne laissant que des fondations visibles. D’autres ont été occupées ou vidées de leurs portes, fenêtres et équipements domestiques.

Les biens essentiels outils agricoles, meubles, ustensiles de cuisine, réserves alimentaires sont pour la plupart inexistants, obligeant les familles à reconstruire presque entièrement leurs conditions de vie.

 Obstacles majeurs à la réinstallation

La réinstallation des retournés à Kalehe se heurte à plusieurs défis :  manque de ressources pour reconstruire; insécurité économique; accès insuffisant aux services de base; vulnérabilité sociale accrue.

Les déplacés manquent d’outils aratoires et de semences agricoles, faute de moyens financiers, ce qui empêche la reprise des activités agricoles pourtant essentielles à la résilience communautaire.

Agriculture paralysée

Les victimes des catastrophes naturelles et les déplacés de guerre de Kalehe peinent à reprendre leurs activités agricoles. L’insécurité grandissante dans la zone limite l’accès aux champs, aggravant la crise humanitaire et économique dans cette partie du Sud-Kivu.

Un appel à l’aide

Face à cette précarité, les déplacés de Kalehe lancent un appel désespéré à la communauté internationale et aux organisations humanitaires. Ils demandent un soutien pour reconstruire leurs maisons, obtenir des outils agricoles et relancer leurs activités afin de retrouver une vie digne.

 

Par Albert Habinamwisho