Pendant cette période des élections des gouverneurs, la chose à se mettre en tête est de savoir que ces élections rentrent dans la logique de la gestion de la province et qui suppose un projet de société que projette la vision des candidats. Alors qu’il ne reste que deux candidats au second tour, des messages et communiqués circulent dans les réseaux sociaux, comme quoi les députés devraient élire pour un Mushi ou un Rega.
Pour une paix et cohésion sociale, nombreuses personnes interviewées ce 30 avril 2024 par votre rédaction, pensent que la représentation de la population, dont les députés provinciaux devraient pas avoir un regard tribalo éthique envers les candidats mais plutôt un regard vers un projet de société pour le développement de la province.
« Il y a des adversaires, compétiteurs qui restent à deux et il n’y a pas d’ennemis et donc nous devons focaliser l’attention sur les projets des sociétés de nos candidats et non sur leurs tribus pour nous amener à sauvegarder la paix sociale et la quiétude. Celui qui passera comme gouverneur, ne sera pas seulement gouverneur de tout le monde et il devra par conséquent protéger les intérêts supérieurs de la province, « fait savoir Cécile Machumu, habitant de Bukavu.
Et d’ajouter :
« Le débat ne devrait pas même y être et réfléchir comme des gens qui veulent voir notre province aller de l’avant. Il n’y a pas de compétition entre bashi et barega, il y a juste un processus démocratique qui vise à doter notre province des dirigeants susceptibles et capables de répondre aux besoins de la population de notre province. »
Samuel Mutarhushwa, Étudiant à l’université Évangélique de Bukavu, pense qu’il est essentiel de promouvoir la paix et la cohésion sociale, indépendamment de l’origine ethnique ou politique des candidats.
Pour lui, il y a certains principes qui peuvent aider à maintenir un climat pacifique et inclusif notamment :
Il est important de respecter les opinions et les choix de chacun, même s’ils diffèrent des nôtres ; encourager les discussions ouvertes et constructives sur les enjeux électoraux sans recourir à la violence verbale ou physique ; éviter de propager des rumeurs ou des informations non vérifiées qui pourraient inciter à la discorde.
« Je ne soutiens aucun tribut dans ces deux-là cette province a besoin d’un leader capable de relever les défis que cette dernière traverse, « Conclut-il.
Pour ce qui est de la cohésion sociale, Arnold Tcheko pense qu’il n’y a pas à s’inquiéter car le peuple a toujours été uni quel que soit le gouverneur. Le clivage Mushi-Murega ne va pas avoir un impact car il s’agit de la lutte entre deux leaders politiques. « Il faut seulement garder la neutralité et observer ce qui se passe. »
D’autres estiment qu’au nom de la paix et de la cohésion sociale, le sort de la province est entre les mains des députés élus par toutes les tribus et ethnies en province, ceux à eux de faire le choix pour les candidats qui a un projet pour le développement de la province, un gouverneur de tout le monde car un gouverneur n’a pas des tribus
Divin Cirimwami

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