Ce samedi 17 août 2024 , le consortium SYNIGEL et Dimensions Sociale ont mis en lumière l’ampleur alarmante des violences domestiques subies par les femmes du Sud-Kivu. Malgré l’existence d’un édit légal visant à protéger les victimes, de nombreuses femmes restent dans l’ignorance de leurs droits, piégées par la peur et les normes sociales.
Les témoignages recueillis lors de cette rencontre ont mis à nu la réalité de ces violences : coups, blessures, privations de liberté, de ressources financières et d’autonomie sexuelle sont monnaie courante. Ces actes, souvent perpétrés au sein du cercle familial, brisent non seulement l’intégrité physique et psychologique des victimes, mais les isolent également.
Madame Annie Binja, facilitatrice de cette activité, a souligné l’importance de prévenir ces violences dès le plus jeune âge. « Il est crucial d’éduquer les enfants à la masculinité positive, de leur apprendre le respect, l’égalité et la non-violence dès leur plus tendre enfance », a-t-elle déclaré.
En inculquant ces valeurs fondamentales, on espère rompre le cycle de la violence et construire une société plus juste et égalitaire.
Ce projet est financé par Secours Catholique France et mis en œuvre par la Commission Diocésaine Justice et Paix (CDJP ) en partenariat avec SYNIGEL, Dimensions Sociale et PEDIF,
Mitterrand Rukozo

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