Le Jeudi Saint, ce jour si particulier qui précède Pâques et qui commémore le dernier repas de Jésus avec ses apôtres un geste d’amour ultime envers l’humanité a résonné cette année d’une manière un peu différente à Bukavu. Habituellement marqué par une solennité et des traditions bien établies, le contexte sécuritaire actuel de la ville a nécessité une adaptation de la célébration.
Ce jeudi 17 avril 2025, les chrétiens catholiques de Bukavu ont participé avec une foi profonde à la Cène du Seigneur, ce repas fondateur où Jésus a partagé son corps et son sang avec ses disciples avant d’être trahi par Judas. Ce moment sacré est à l’origine de l’Eucharistie, pilier de la pratique chrétienne. Le lavement des pieds, geste humble de service et de pardon accompli par Jésus.
À la paroisse Saint Jean Baptiste de Cahi, par exemple, la messe a été célébrée par l’Abbé Floribert Katembera. Dans son homélie touchante, il a rappelé que le lavement des pieds par Jésus est un puissant symbole d’amour, d’humilité et d’un appel à servir les autres sans distinction. L’Abbé Floribert a également souligné que le Jeudi Saint est traditionnellement une journée d’adoration continue du Saint-Sacrement. Cependant, en raison de la situation sécuritaire, une adoration collective a été organisée, remplaçant la coutume où les fidèles se rendent habituellement à l’église en fin d’après-midi pour la messe et restent ensuite en prière tout au long de la soirée.
Cette année, les messes ont débuté plus tôt, dès 15h, afin de permettre aux paroissiens de regagner leurs foyers en toute sécurité avant la tombée de la nuit. Cette modification, bien que dictée par les circonstances, n’a en rien altéré la ferveur et le recueillement des participants.
Il est important de se souvenir que le Jeudi Saint est également la fête des prêtres, ces serviteurs dévoués de la communauté. Malgré les défis et les incertitudes, leur présence et leur engagement restent un pilier de soutien et d’espoir pour les fidèles de Bukavu. Cette célébration du Jeudi Saint, adaptée mais pleine de sens, témoigne de la résilience de la foi et de la capacité des communautés à trouver la lumière même dans les moments les plus sombres.
Par Cosna Mihigwa

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