27/06/2026

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Kadutu- incendie: douleurs, désolation et ambigüité sur les visages des sinistrés

Dans un espace de moins d’un mois le quartier Nyakaliba vient d’être frappé par deux incendies ravageurs, le plus récent est celui de la soirée du mercredi 16 juillet 2025 qui a conduit environs plus de mille cinq cents ménages à la belle étoile.

 

Arrivée sur le lieu du drame l’avant midi de ce jeudi 17 juillet 2025, c’est  désolation et ambigüité sur les visages des habitants de cette avenu, dédoublement touchée par cette catastrophe dans moins d’un mois.

Désespérés, certains collectionnent, les débris de leurs bâtiments laissés par la méchante flamme vespérale du mercredi 16 juillet 2025. D’autres tentent de nettoyer leurs parcelles qui ne donnent que l’image de cendre et charbon. Dilemme et incertitude mélangés dans leurs têtes, certaines femmes restent inconsolables, observant les investissements de leurs familles transformés en cendre dans un seul couché du soleil, aggravant ainsi la vie socio-économique qui est devenue intenable dans la ville de Bukavu.

Visiblement sur le lieu du sinistre, le fumé y est encore frais et on peut apercevoir des personnes jadis propriétaires des maisons  auprès des mitrailleurs pour vendre les débris de ce qui constitué les toits de leurs demeures.

 Le Bilan du catastrophe est lourd

Tout en décriant la situation humanitaire de ces administrés, le chef du quartier Nyakaliba Faustin Buroko, martèle que le bilan de cette catastrophe est lourd, bien que l’identification des victimes et des ménages n’aient pas jusque-là aboutis. D’après lui, selon les estimations, plus de mille cinq cents ménages ont été victime de cette barbarie naturelle et deux personnes blessées ont été enregistré « Actuellement la situation est mauvaise, car depuis hier il y a eu incendie à partir de quinze heures quarante-cinq jusqu’à dix-huit heures, et les gens ont passé la nuit à l’extérieur par manque d’hébergement. Jusqu’à maintenant, ils sont à l’extérieur. L’heure est à l’étape d’identification, on ne pourra pas préciser le bilan, mais nous pouvons avoir juste une idée en se référant de l’identification qui s’est tenue dans ce quartier, quelques mois passés, les ménages pouvez arrivés à plus de mille cinq cents » déclare-t-il.

Mapeando Mushi, mère de quatre enfants, n’en a retrouvé que quatre au matin .

Bouleversées par ce drame, certaines femmes mères de famille manquent des mots, car surprises de la situation et certaines ont été alertées au moment où elles effectuaient leurs activités quotidiennes pour la survie de leurs ménages « hier je n’étais pas à la maison, je faisais mes activités à Kavumu, aux environs de seize heures, mon enfant m’a envoyé un message me disant que notre maison est calcinée. J’étais obligé de retourner à la maison, tout juste en arrivant sur la route, j’ai aperçu toute l’avenue en feu, il ne me restait qu’elle seule option, chercher mes enfants, je me suis renseigné auprès de mes voisins, ils m’ont rassuré que tous mes enfants étaient en vie, bien je n’ai vu personne le soir, c’est ce matin que j’ai retrouvé quatre sur un nombre de onze enfants, mais j’espère que je trouverais les autres car on m’a rassuré qu’ils ont été sauvés par les personnes de bonne foi » témoigne avec tristesse Mapendo Mushi.

Par esprit de générosité, Furaha Dorcas n’a pas réussi à sauver un objet chez elle « quand j’ai vu le feu, j’ai commencé à dépêcher les enfants dont leurs mamans n’étaient pas présentes, malheureusement à l’endroit où je les déplacer, le feu y arriver, j’étais obligée de les replacer jusqu’à l’ITFM. A mon retour voulant sauver les objets de la maison, tout était déjà en flamme » témoigne-t-elle.

L’identification des sinistrés pour une solution aux plus vulnérables

Des organisations humanitaires n’ont pas tardé pour s’enquérir de la situation dans ce quartier. C’est le cas de John Batumike le coordinateur de l’organisation « solidarité féminine contre la pauvreté » SOLIFEM, qui est venu faire l’identification des femmes enceintes et allaitantes, les enfants en dessous de cinq ans dans le cadre de trouver une solution à leurs besoins nutritif et alimentaires « nous avons appris qu’il y a eu incendie dans ce quartier, qui a touché les habitation de la population, je suis venus prendre les données réelles par rapports aux souffrances des femmes enceintes, des femmes allaitantes et des enfants de moins de cinq ans. Maintenant, septante-huit femmes ont déjà été enregistrées et plusieurs enfants » martèle-t-il.

Rappelons qu’un autre incendie a touché cette avenue, le matin du vendredi 04 juillet 2025, qui a ravagé environ septante maisons et à couter la vie à un enfant de sept ans.

 

Par Prosper Mubambwe