30/09/2026

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Est de la RDC :  une militante des droits des femmes appelle à la paix pour mettre fin aux violences sexuelles liées aux conflits.

À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence sexuelle en temps de conflit, célébrée chaque 19 juin, les organisations de défense des droits des femmes du Sud-Kivu ont renouvelé leurs appels à la paix et à la protection des civils dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Parmi les voix qui se sont élevées figure celle d’Émilie Chibembe, militante engagée dans la lutte contre les violences sexuelles et celles basées sur le genre. Elle plaide pour une implication accrue des femmes dans les processus de paix et exhorte la communauté internationale à agir davantage pour mettre fin aux hostilités.

« Les femmes devraient être impliquées aux tables de négociation pour la quête de la paix à l’Est de la RDC. La communauté internationale doit également s’investir afin de faire comprendre aux belligérants que les civils doivent être épargnés de leurs actions », déclare-t-elle.

Alors que le monde commémore cette journée dédiée à la lutte contre les violences sexuelles liées aux conflits, l’Est de la RDC continue de faire face à une recrudescence des affrontements armés. De nombreux rapports d’organisations internationales documentent l’utilisation des violences sexuelles comme stratégie de guerre, les femmes et les filles en étant les principales victimes.

À Bukavu, plusieurs organisations féminines ont profité de cette journée pour lancer un cri d’alarme à l’endroit de la communauté internationale et des groupes armés impliqués dans les conflits.

Pour Émilie Chibembe, la priorité demeure la cessation des hostilités.

« Nous appelons tous ceux qui jouent un rôle dans ce que nous traversons à faire en sorte que la guerre cesse. Parce que tant qu’il y aura la guerre, il y aura toujours des violences sexuelles », insiste-t-elle.

La militante estime également que la participation des femmes aux initiatives de paix pourrait contribuer à changer la dynamique actuelle.

« Pour y parvenir, nous pensons qu’impliquer les femmes aux tables de négociation peut faire la différence. Il existe des femmes médiatrices capables d’apporter leur contribution à la recherche de solutions durables », souligne-t-elle.

Tout en exprimant sa solidarité envers les survivantes des violences sexuelles, Émilie Chibembe appelle les autorités à renforcer la lutte contre l’impunité. Selon elle, la justice et le retour de la paix demeurent des conditions essentielles pour éradiquer durablement ce fléau.

En cette Journée internationale pour l’élimination de la violence sexuelle en temps de conflit, son message est un appel urgent à l’action.

Par Prosper Mubambwe