13/05/2026

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Bukavu : faux ou déclassés? les billets suspects en circulation dans la ville, inquiètent les commerçants et acheteurs

Depuis plusieurs semaines, la ville de Bukavu est confrontée à une situation préoccupante, la circulation de billets déclassés, parfois confondus avec de faux billets, sème la confusion dans les marchés et met en péril les activités économiques des commerçants et vendeurs.

Selon un constat effectué par notre rédaction ce 8 août 20025, ces billets, seraient rejetés par les banques ou soupçonnés d’être contrefaits, circulent librement dans les quartiers de la ville. Une situation qui fragilise les échanges commerciaux et plonge de nombreux habitants dans l’incertitude. Dans les marchés de Bukavu, les avis sont partagés. Certains affirment qu’il s’agit de faux billets fabriqués, tandis que d’autres pensent qu’ils proviennent de stocks déclassés par la banque centrale, relâchés sans contrôle.

« Nous demandons aux autorités d’intervenir rapidement. Ces billets nous empêchent de faire évoluer nos affaires. Même les bradeurs les rejettent. » Témoignage d’un commerçant du marché de Nyawera.

Jean-Claude Cizungu, vendeur et propriétaire d’un salon de coiffure, est tombé victime de ces billets.

« Je suis personnellement victime. Ces billets ne sont acceptés nulle part. Quand je vais chez les grossistes, ils refusent cet argent. Cela me cause de lourdes pertes. »

Il appelle à la vigilance et exhorte les autres commerçants à vérifier soigneusement les billets qu’ils reçoivent:

« Je ne souhaite pas que d’autres subissent ce que j’ai vécu. Soyez prudents et vérifiez chaque billet. »

Madame Béatrice, vendeuse de vêtements au marché de Nyawera, partage également son inquiétude

« Je suis tombée sur ces billets. Je les garde chez moi, mais malgré cela, on dort le ventre vide parce que personne ne les accepte. »

Il est important de noter que la Banque Centrale n’est plus opérationnelle à Bukavu depuis l’occupation de la ville par le mouvement AFC/M23 en février dernier. Cette absence de régulation bancaire alimente l’incertitude et la méfiance, tandis que la population attend avec impatience la réouverture des institutions financières.

Lydia Bayoya (stagiaire)

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