Les vendeurs du marché de Nyawera tirent la sonnette d’alarme face à la multiplication des taxes et à la dégradation de leurs conditions de travail. Selon eux, la situation est bien différente de celle d’autrefois. Toignages recueillie lors d’une interview nous accordé, ce mardi 12 août 2025.
Autrefois, expliquent-ils, les commerçants pouvaient entrer au marché, installer leurs marchandises et vendre sans trop de contraintes. Les taxes étaient moins nombreuses et plus abordables. « Si on rencontrait l’agent de taxe et qu’on lui expliquait, il pouvait comprendre », témoigne l’un d’eux.
Aujourd’hui, la réalité est toute autre. Les vendeurs affirment payer 500 FC par jour, sans disposer d’un badge ou d’une carte d’identification. En plus, ils versent 1 000 FC chaque mardi et vendredi pour la salongo (travail communautaire), avec obligation d’exécuter eux-mêmes les travaux de nettoyage. « Avant, on payait 500 FC par semaine pour que les déchets soient ramassés. Aujourd’hui, c’est 2 000 FC et nous devons balayer et transporter nous-mêmes les ordures », déplorent-ils.
Autre motif de colère c’est l’obligation de payer les taxes même en cas d’absence prolongée. « Si tu n’es pas venu pendant un mois, on t’impose de payer comme si tu avais travaillé », explique une vendeuse.
Face à cette situation, les commerçants demandent aux autorités de revoir le système de taxation et d’améliorer les conditions au marché, estimant que ces charges excessives les empêchent de travailler dans la dignité.
Christel Safari

More Stories
Bukavu : les commerçantes transfrontalières étouffées par la fermeture des frontières, le Maire réagit
Bukavu : carburant stabilisé, compromis entre les autorités et pétroliers
Bukavu : refus des billets en francs congolais, la NDSCI appelle à la responsabilité , le maire menace de sanctions