À moins d’un mois de la rentrée scolaire, les recouvrements de frais scolaires sont déjà visibles dans plusieurs écoles de Bukavu. Ce constat a été fait par notre rédaction ce mercredi 1er octobre 2025.
Dans un climat d’incertitude, de nombreux parents vivent cette période avec la peur au ventre. Certains viennent à peine de boucler l’achat des fournitures scolaires, un véritable casse-tête pour eux. D’autres n’ont pas encore finaliser, et voilà que leurs enfants reviennent déjà à la maison, renvoyés pour non-paiement des frais.
La situation est d’autant plus préoccupante que le contexte socio-économique reste fragile. De nombreux parents sont en congé technique ou confrontés à l’instabilité sécuritaire. Alors qu’ils cherchent désespérément des moyens pour assurer l’année scolaire, ils sont surpris de voir leurs enfants chassés des écoles dès les premières semaines.
Augustin Batandi, président de l’Association Nationale des Parents du Congo (ANAPCO), s’interroge:
« Les parents se demandent sur quelle base les responsables des écoles prennent la décision de renvoyer les élèves sans les avoir réunis en assemblée générale. »
Il appelle à la sensibilisation des parents, rappelant que le trimestre vient à peine de commencer.
Un appel à l’humanité et à la patience
Face à la dure réalité que vivent les habitants du Sud-Kivu déplacements fréquents, précarité financière Augustin Batandi lance un appel aux promoteurs et directeurs d’écoles:
« Mettez encore du vin dans vos verres, soyez plus humains. Attendez que le trimestre se termine avant de renvoyer les élèves. Et si des cas d’insolvabilité persistent à la fin du trimestre, alors vous pourrez agir. »
Il est important de rappeler que la gratuité de l’enseignement primaire est un droit garanti par la Constitution de la République, notamment à son article 43. Ce principe doit être respecté sur toute l’étendue du territoire national.
Par Linda Batumike

More Stories
RDC : satisfaction des certains élèves après clôture de l’EXETAT hors session 2025-2026
Sud-Kivu : les filles majoritaires aux épreuves hors session de l’EXETAT
Sud-Kivu: crise sécuritaire et salaires impayés, le quotidien des enseignants, un avenir éducatif compromis