10/07/2026

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‎Bukavu: les activistes en développement rural appellent à l’unisson pour sauver les efforts de progrès envisagés malgré la guerre

Les efforts consentis dans la transformation des zones rurales. Ne devraient pas être abandonnés malgré la situation sécuritaire que traverse la province du Sud-Kivu.  C’est ce que pense un chercheur en développement socio-économique de Bukavu. Lors d’une interview nous accordé ce lundi 06 juillet 2026. A l’occasion de la célébration de la journée mondiale du développement rural.

‎En Afrique le milieu rural est un pilier principal dans l’approvisionnement des villes, en produits alimentaires diverses : Végétal et animal. Il est impérial que ce dernier connaisse un développement harmonieux. Notamment dans la construction des infrastructures de base. Pour faciliter l’évacuation des produits issus dans ces milieux vers les centres urbains. Malheureusement dans la province du Sud-Kivu, La population se voit pris au piège. Au-delà de l’absences des infrastructures de qualité dans les campagnes, la résurgence des conflits armés est venue alourdir cette précarité.

Alors que le monde célèbre la journée mondiale du développement rural, la grande partie des territoires qui constituent la province du Sud-Kivu. Sont victimes des affrontements conséquences de volonté des belligérants. Ce qui pousse parfois des habitants à fouir leurs villages, laissant derrière eux champs en jachère et des troupeaux. Une situation qui met en péril l’accès au développement durable tant attendue dans la communauté. Pourtant l’accès à un développement rural assuré, contribue à l’amélioration de la sécurité alimentaire.

‎Pour Yanick Mayuwano, chercheur en développement rural. Il estime que malgré la guerre, les parties prenantes au développement ne devront pas abandonner. Néanmoins ils doivent s’appuyer à l’approche progressive et réaliste « il ne fallait pas abandonner parce qu’il y a la guerre, mais il fallait utiliser l’approche progressive et réaliste, c’est-à-dire travailler au niveau de la base, au travers des initiatives qui sont dans la communauté, par exemple appuyer les agriculteurs qui sont restés, appuyer les éleveurs, au travers des petites initiatives, parce que la guerre n’est pas là pour les annuler, mais ça peut les ralentir » estime-t-il.

‎Par ailleurs, il loue les efforts fournis par la femme dans le processus de développement rural. Car c’est elle qui se place à la première position dans l’agriculture, qui est un élément clef pour l’épanouissement des campagnes.

‎L’accès au développement étant un système et un processus, Yannick appelle à l’unisson pour développer nos entités rurales et asser l’avenir de notre communauté.

‎Par Prosper Mubambwe