10/07/2026

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Bukavu : la langue Kiswahili peut-elle contribuer au retour de la paix et de la cohésion sociale ?

‎A l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la langue Kiswahili. Commémorée le 07 juillet de chaque année. Organisations militant pour la paix et artistes engagés pour des messages pacifiques. Espèrent que le « Kiswahili » peut jouer un rôle important pour l’harmonie des peuples vivant à l’Est de la RDC et dans la région des grands lacs.

‎Au regard des fractures sociales observées à l’est de la république démocratique du Congo et dans la région de grands lacs. A cause des conflits récurrents que connait la région depuis des dizaines d’années. Des organisations qui s’investissent pour la reconquête de la paix et des artistes qui prêchent l’unité et la cohésion sociale. Refugient leur espoir dans la langue « kiswahili », espérant   que cette dialecte est un élément capital pour servir comme entre les peuples de la région.  Des vœux qu’ils ont formulés à l’occasion de la journée mondiale de la langue « Kiswahili ».
‎Pour eux, le Kiswahili ne devrait pas être perçu comme une simple langue mais un levier de cohabitation et de solidarité.
‎Selon Lucien Migabo,  membre Medias For Peace, le kiswahili crée un sentiment d’appartenance et il devrait favoriser le dialogue : « cette langue crée un sentiment d’appartenance car elle réunit beaucoup de communautés. Et quand tous ces gens des pays différents se retrouvent ensemble, ils échangent en kiswahili. Ce qui prouve à suffisance qu’elle peut nous amener à la cohésion sociale et favoriser la paix » espère-t-il.

‎Il regrette néanmoins, car pour lui malgré cet élément commun, l’unité n’est pas au rendez-vous « on voit actuellement qu’il y a quelques déchirements sociaux dans la région, il y a des pays qui n’arrivent pas à s’unir ».

‎De son côté Aimé Nsimire connu sous le nom de scène « Nsimi Fan’Art », artiste slameuse de la ville de Bukavu. Elle choisit le kiswahili pour sculpter ses slams dans la ville.  Contrairement à plusieurs de ses collègues qui préfèrent le français. Nsimi veut que son message atteigne toutes les couches sociales de la population de l’Est et de la région, même ce qui n’ont jamais étudié car c’est une identité « le kiswahili est au-delà d’une langue, c’est une identité. C’est à l’Est où il n’y a pas la paix, c’est pourquoi je fais mes slam en kiswahili pour que mon message atteigne tout le monde sans exception. Et j’espère que ma voix est suivie ».

‎Cette année la journée mondiale de la langue Swahili a été célébré sous un thème : le kiswahili au service de la paix, de la solidarité et de la diplomatie économique mondiale.

‎Par Prosper Mubambwe