La Nouvelle Dynamique de la Société Civile (NDSCI) appelle les futurs participants au dialogue national inclusif annoncé par le président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi, à faire preuve de réalisme et à placer au cœur des discussions les souffrances des populations de l’Est du pays, plutôt que les intérêts personnels.
Cet appel a été lancé par Nicolas Lubala, président de la NDSCI, au cours d’une interview accordée ce mardi 21 juillet 2026.
« On doit regarder la misère de la population de l’Est «
Cette réaction intervient au lendemain de la rencontre entre le chef de l’État et les représentants de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), de l’Église du Christ au Congo (ECC) ainsi que des Églises de Réveil du Congo (ERC), à l’issue de laquelle Félix Tshisekedi a annoncé l’organisation prochaine d’un dialogue national inclusif.
À Bukavu, ville qui échappe actuellement au contrôle du gouvernement central, cette annonce suscite de nombreuses réactions. Plusieurs acteurs d’opinion estiment que les questions sécuritaires et sociales doivent constituer les priorités de ces assises.
Pour Nicolas Lubala, l’intérêt supérieur de la nation doit prévaloir sur les ambitions individuelles afin de mettre un terme au conflit qui secoue l’Est de la RDC.
« Nous appelons toutes les couches sociales qui vont participer à ce dialogue à être vraiment réalistes, à regarder la misère de la population plutôt que leurs intérêts égoïstes. Nous devons nous asseoir ensemble, examiner les problèmes que traverse la population et trouver des solutions pour mettre fin à cette souffrance. Il faut se dire la vérité afin d’aboutir à des solutions durables « , a-t-il déclaré.
Un dialogue pour identifier les causes profondes du conflit
Le président de la NDSCI insiste sur le fait que ce dialogue ne devrait pas être réduit à un simple partage du pouvoir. Selon lui, les échanges doivent permettre d’identifier les causes profondes de la crise qui affecte le pays.
« S’il faut aller au dialogue, ce n’est pas pour se partager le pouvoir. Les acteurs doivent se regarder en face, diagnostiquer les causes profondes de tout ce que nous traversons, de tous ces problèmes et de tous ces conflits « , a-t-il soutenu.
Une représentation inclusive de toutes les composantes de la nation
Par ailleurs, Nicolas Lubala estime que toutes les composantes de la société congolaise doivent être représentées au sein de ce dialogue.
Il plaide notamment pour la participation de la majorité, de l’opposition politique, de l’opposition armée si le format le prévoit, de la société civile, des confessions religieuses, des organisations de femmes, des mouvements de jeunes ainsi que des personnes vivant avec handicap, afin que les décisions qui en découleront reflètent les aspirations de l’ensemble de la population.
L’annonce du président Félix Tshisekedi intervient une semaine après un mini-sommet organisé par le président burundais Évariste Ndayishimiye avec des opposants congolais et des responsables des confessions religieuses. Elle intervient également à la veille de la marche projetée par la Coalition 64, initialement prévue le 22 juillet à Kinshasa, avant d’être reportée à une date ultérieure.
Par Prosper Mubambwe

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